Une expérience spirituelle devant une vache à l’agonie

Après le massacre des vaches le 12 décembre 2025 en Ariège,
Le souvenir d’une expérience spirituelle devant une vache vêlante à l’agonie dans les années 80


En accompagnant par la pensée, le massacre des 208 vaches abattues hier matin en Ariège, le pays où j’ai mis au monde mes deux premiers bébés, Ariège Terre Courage, qui m’a tant appris de la nature, je repensais au regard de la vache que j’avais accompagnée dans son agonie, autrefois, qui m’avait transmis son acceptation de mourir en donnant la vie.
C’était du temps de la crêperie, dans les années 80.
Je repensais hier matin à l’esprit de la vache vêlante qui m’avait appelée une fin de journée où j’allais chercher du lait ribot à la Ferme de Kerdaniel, sur le chemin qui va de Kervegant à Plaçamen, sur la route de Merrien. Une branche cousine de mon père tenait la ferme que nous avions choisie comme fournisseur de nos produits laitiers frais.
D’habitude, je parquais mon auto à l’extérieur et je traversais la cour de ferme pour retrouver Marie-Thérèse le Doze-Sellin qui m’attendait avec mes bouteilles.
Ce soir-là, en avançant dans la cour, quelque chose me faisait tourner la tête vers les bâtiments où jamais je n’étais allée. Je n’avais aucune raison d’aller dans les étables, le lait ribot était prêt dans la cuisine de la ferme et je partais rapidement reprendre mon service à la crêperie.
J’avançais, mais j’étais retenue. Je devais tourner vers les bâtiments sur la gauche, au lieu d’aller dans la cour, en passant devant les jolis jardins bien entretenus par Marie-Thérèse, derrière des palissades protectrices.
Quelque chose m’appelait là-bas, dans ces grands bâtiments. Je devais aller voir. J’ai suivi ce qui m’était soufflé à l’esprit. J’étais attirée vers l’entrée de l’étable.
Je me suis retrouvée devant une vache vêlante, dont le veau se présentait mal, m’ont dit le vétérinaire et Joseph Sellin, le propriétaire.
Agenouillée, devant ce monument en souffrances.
Nos yeux sont restés fixés.
La vache m’a transmis sa détresse et son acceptation à la fois. Elle savait qu’elle allait mourir, mais le veau serait sauvé. Elle donnait sa vie en conscience.
Je crois que je suis restée en prière avec elle.
Je ne sais combien de temps.

Il a fallu que je parte.
Le lendemain, j’ai demandé à Marie, la fille ainée de la ferme, qui était ma directrice de salle, des nouvelles de la vache. Elle était morte dans la nuit. J’ai donné l’heure. Marie a confirmé. J’avais accompagné la vache dans son agonie et j’avais su le moment où son âme s’était échappée de son corps douloureux. Le veau était vivant et en bonne santé.
J’ai vécu une expérience spirituelle avec une vache à l’agonie. Ce jour-là, j’avais su que les vaches avaient une âme et ma vision subtile du monde en a été changée.

J’ai parfois raconté cette expérience. On m’a prise peut-être pour une folle, tant pis, je sais ce que j’ai vécu. Je porte encore en moi le regard de la vache qui savait qu’elle allait mourir. Son regard m’a aidée à accompagner plusieurs animaux qui venaient mourir chez moi. Des petits animaux, le chat d’un voisin, ma vieille chienne, une mouette tombée, des poules. Tous ont eu ce regard qui sait que la fin est proche et qui l’accepte dignement.

J’imagine la douleur des vaches avant leur euthanasie. Car elles le savent. Et elles ne peuvent l’accepter, car la mesure d’abattage d’un troupeau entier est contraire à toutes les morales et les réalités des soins dû aux êtres vivants.
Je ne connaissais pas cette vache de Kerdaniel avant de partager quelques minutes de son agonie consciente. Pourtant son regard est encore en moi, après plus de 40 ans !
J’imagine la douleur des éleveurs qui ont vu naître ces bébés veaux, ont passé des nuits dehors ou à l’étable pendant les vêlages, les ont nourris, les ont élevés, les ont vu grandir et prospérer.
J’imagine leur douleur de les voir sacrifier sur l’autel des incompétences des gouvernants, pour des raisons politiques et économiques sans relation avec les besoins du vivant.

Car il existe toujours des solutions à la mesure des élevages. En particulier la quarantaine. La propolis de nos ruchers, extraordinaire antibiotique naturel, serait, parait-il, efficace dans le cas du virus qui attaque les troupeaux.

Ma tristesse est infinie. Je pense au regard de ma noble bête de la ferme d’autrefois, partie avec tant de dignité et je le vois multiplié par des milliers de vaches massacrées.
La douleur des éleveurs est incommensurable.
Ils ont droit au respect et au soutien.
Pas aux mesures mortifères qu’on leur inflige.
Les blindés contre les fermiers.
Je ne croyais pas voir ça un jour !
En ce temps d’Avent, si triste, si morne, j’ai envie de crier :
« Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! »
Faisons nos crèches. L’enfant Jesus reposera entre le bœuf et l’âne gris.

Honte sur nos gouvernants !
Honneur aux vaches massacrées !
Honneur aux paysans sacrifiés !
Ils sont nos trésors nationaux.

Recette : faire son pain de ménage

Ma relation au pain est une longue histoire, humaine et littéraire, qui fera l’objet d’autres chapitres. Faire soi-même son pain, c’est assez simple finalement. Bien sûr, on n’aura pas la qualité des boulangers professionnels, mais on aura la qualité du pain de ménage, comme on disait autrefois, avec beaucoup de satisfactions et de grandes économies. Une meilleure qualité aussi si on achète de bonnes farines.

Ma recette de base

Ingrédients

  • 500 g de farine à graines
  • 300 ml d’eau tiède
  • 1,5 cuillère de sel
  • 1 sachet de levure de boulangerie

Outils

  • Robot-pâtissier
  • Corne pâtissière
  • Panière boulangère
  • Bol ou plat
  • Plaque réfractaire à pain et pizza
  • Four électrique

Je mets les ingrédients dans la cuve du robot-pâtissier et j’appuie sur la vitesse 1. Le programme permet un malaxage lent pour faire une boule, puis il passe en vitesse 2 et le pétrissage se fait alors.

Le tout dure 9 minutes avec mon robot-pâtissier.

Ensuite, je sors l’appareil de la cuve à l’aide d’une corne de pâtisserie et je pétris la pâte à la main sur ma plaque de marbre de plan de travail. C’est toujours un bonheur de sentir la pâte prendre vie sous la main. La partie malaxage mécanique enlève cette sensation que j’aime reproduire en pétrissant un peu à la main. Si je n’ai pas le temps, je passe directement à la phase suivante.

Je forme un pain que je mets à lever dans des panières de boulangerie.

En ce moment d’hiver, où le vent souffle en tempête, où la pluie bat les vitres, il fait trop humide pour laisser le pain lever à l’air libre comme en été, sous le regard du soleil derrière une vitre.

J’ai mis le pain dans un plat en fonte et je l’ai fait lever sur le coin du poêle Godin de mon bureau, mon seul chauffage quand je travaille à mes manuscrits. Il a bien levé sous la mousseline que je réserve à cet effet.

IMG_5644

J’ai attendu l’après-midi pour bénéficier des heures creuses électriques et j’ai fait chauffer le four avec la plaque réfractaire dedans.

Une heure plus tard, j’ai enfourné le plat en fonte. Je n’ai touché à rien, j’avais trop peur que le pain levé s’effondre au moindre choc ou coup de vent.

IMG_5645

J’ai donné un coup de buée en mettant un ramequin d’eau dans le four et en faisant gicler des gouttes sur les parois chaudes pour que ça fasse : Pschitt ! Pschitt ! Pschitt !

J’ai programmé 40 minutes à four très chaud, car j’aime le pain bien cuit et croûté.

IMG_5646

Quand je suis revenue dans ma cuisine, le pain avait pris un coup de chaud. Il n’est pas aussi beau qu’un pain professionnel, mais c’est le mien, il me convient, je l’apprécie, je me régale.

Nouvelles de mes écritures

Cet article est extrait d’un chapitre d’un livre que je viens de mettre en chantier : La cuisine plus simple, dans le cadre d’une série d’essais sur La vie créative plus simple.

Bien manger est essentiel lors de nos grands chantiers, qu’ils soient d’écriture ou de restauration d’une maison ou d’un jardin. Je vais transmettre quelques uns de mes trucs accumulés au cours des dernières décennies sur mon domaine de Kerantorec.

Je vous souhaite une excellente nouvelle année 2018. Réalisez vos rêves. Soyez vous-même.

Bel appétit !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 5 janvier 2018

Recette facile du tiramisu

C’est un dessert facile à faire, sans cuisson, avec montage d’un appareil au sucre roux, jaunes d’œufs, crème de mascarpone, blancs battus en neige,  trempage de biscuit dans le café, et juste un repos au froid.

Ingrédients (pour 6 personnes)

pour un pot de mascarpone de 250 g
3 œufs
100 g de sucre roux
24 biscuits cuiller
1/4 de litre de café très fort
Un peu de vin de pêche ou d’alcool genre marsala ou rhum à défaut
du cacao amer en poudre

Outils

Robot pâtissier pour mélanger le sucre et les jaunes d’œufs mais un cul de poule et un fouet manuel font aussi l’affaire
Outil fouet
Mini batteur pour monter les blancs en neige ferme
un plat haut et des verrines

Pour mieux m’organiser, j’essaie de préparer tous les ingrédients avant de commencer la recette, les trois œufs, peser les 100g de sucre, et d’avoir tout à porter de main., sortir les paquets de biscuits à la cuiller.

ingredients-tiramisu

Avant, j’avais fait du café très fort dans ma petite cafetière Mélior, que j’ai depuis les années 70, un bon outil. J’ai laissé refroidir le café, au moment de l’utiliser j’ai ajouté du vin de pêche de ma composition de l’été dernier, ce qui me semblait le plus proche du vin de Marsala de la recette classique. Le principe est de prendre ce qu’on a sur le chantier, sans aller courir au supermarché.

Préparation 15’ ou plus selon habileté (moi c’est toujours plus)

J’ai mis les blancs d’œufs dans une chope à bière en grès qui me sert à bien monter mes blancs quand je n’en ai pas beaucoup avec le petit fouet électrique ou à faire mes mayonnaises (un vieil appareil Philips qui marche toujours bien).

montage-blancs-neige-ferme

J’ai vidé le sucre roux dans le bol du robot pâtissier avec les jaunes d’œufs. J’ai fait blanchir le mélange (vitesses de 1 à 2). J’ai ajouté le pot de mascarpone et j’ai mélangé à petite vitesse.
Dans la chope, j’ai monté les blancs le plus ferme possible. Je les ai ajoutés à la crème du bol : sucre roux, œufs et mascarpone. J’ai mélangé à la spatule à main. Délicatement, on dit.

creme-de-tiramisu

J’ai tapissé le bas de mon moule (un ancien moule à cake breton que je garde pour les tiramisus) en trempant les biscuits cuiller dans le café froid aromatisé à mon vin de pêche.

appareil-tiramisu

J’ai coulé une couche de crême. J’ai ajouté une couche de biscuits, puis une couche de crème. J’ai fini par soupoudrer du cacao pur.
J’ai fait la même chose dans quatre verrines pour terminer la crème.
J’ai mis au froid au moins quatre heures.

Verrines-avant-cacao

J’ai congelé les verrines pour avoir de bons desserts prêts pour une période d’écriture intensive, quand je n’ai plus le temps de faire de cuisine, mais que j’ai besoin pour restaurer mes forces de manger de bonnes choses, dont je connais la composition.

Verrines_tiramisu-congeler

Voilà, c’est une des recettes faciles à faire de mon répertoire de cuisine que je suis contente de partager avec vous. Si j’y arrive, tout le monde peut y arriver. Bon appétit !

Tiramisu

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 17/04/2017

Recette facile du cake aux fruits confits sans levure chimique

J’ai réussi à faire un cake aux fruits confits. Comme je suis du genre Garcimore* dans mes recettes, je n’ai pas pris de photo en cours d’élaboration, persuadée que ce serait raté. Mais non, c’est très bon !

Cake aux fruits confits


Ingrédients

Œufs pesés cassés dans le bol du robot pâtissier
Mesurer même poids de :

  • Farine
  • Sucre
  • Beurre (en Bretagne, nous l’utilisons salé)
  • Macédoine de fruits confits (Vahiné)

Temps de repos au froid : au moins 2 heures, éventuellement la nuit

Temps de cuisson : 10′ à 240°, 30′ à 180°, 10′ à 140°


Comme je ne suis pas très douée en pâtisserie, j’ai oublié la levure. Pourtant le cake a bien levé et il est très bon.

Voici la recette.

Je n’avais que deux œufs, je les ai cassés dans le bol du robot pâtissier sur la balance tarée. Le poids était de 114g, j’ai mesuré le même poids de farine, de sucre et de beurre.

En fait, c’est une sorte de quatre-quarts avec des fruits confits en plus. La petite boite de fruits confits pesait la même valeur, donc, c’est plutôt un cinq-cinquième.

J’ai d’abord bien blanchi les deux œufs avec leur poids de sucre, lentement, puis de plus en plus vigoureusement, au fouet. J’ai ajouté la farine, le beurre et les fruits confits, j’ai fait tourner l’appareil jusqu’à belle homogénéité.

C’est alors que j’ai eu l’idée de vérifier les recettes et J’ai vu quelles avaient de la levure. J’ai pris le risque de n’en pas mettre. Mon appareil n’était pas très important, il lèverait peut-être. Par contre, j’ai vu qu’un cake était meilleur quand on laissait reposer la pâte au froid au moins deux heures, éventuellement du sour au lendemain.

J’ai beurré et fariné un moule de taille idéale, récupéré d’un récent achat de brioche (sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et se recycle).

J’ai laissé au frigo le temps d’un meeting de Mélenchon, au moins deux heures, c’était le discours de la paix de Marseille le 9 avril 2017 sur le Vieux-Port. Sortant de là, émue, bouleversée, stimulée, il m’était bon de chauffer le four pour faire un bon gâteau. C’est ça la paix, cuire un gâteau en sachant que si quelqu’un frappe à la porte, ce sera un ami.

Jean-Luc Mélenchon au Vieux Port de Marseille, discours sur la paix

J’ai d’abord saisi le cake à température maximale de mon four, pendant dix minutes. Le temps d’aller tailler des millepertuis qui bouchait un passage vers la terrasse de l’ouest.

J’ai réduit le feu à180° pendant trente minutes, et encore un peu plus bas à 140° pendant dix minutes.

Le cake avait d’abord bruni, puis il avait bien gonflé, sans levure chimique.

J’ai démoulé. Le cake est parfait.

Conclusion

C’est vraiment une recette facile si on part du poids des œufs qu’on a en cuisine.
Et pendant la cuisson, j’ai bien taillé ma haie. J’ai avancé la remise en état printanière de mon domaine.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 9 avril 2017

*Garcimore ratait souvent ses expériences : fiche Wikipedia

Vidéo du Meeting de la paix de Marseille

Poème de la paix de Yannis Ritsos, lu en fin de meeting par Jean-Luc Mélenchon

Recette des meringues maison

Les meringues sont mon pêché mignon. Pourtant, je ne suis pas très gourmande de sucré et je n’ai pas l’habitude de grignoter ni d’avoir besoin de sucreries pour me sentir mieux. Mais les meringues sont un peu addictives. J’ai longtemps rêvé de savoir en faire, sans trop y croire, car je ne suis pas une cuisinière très douée, contraitement à beaucoup de blogueuses culinaires ou pâtissières. Moi, je cuisine parce que je dois me nourrir et que j’ai très faim quand j’arrête l’écriture matinale. Je prévois donc dans la semaine une après-midi ou deux de cuisine pour avoir des plats d’avance. J’aime que les aliments soient bons, sains et simples à cuisine. Je ne donne dans ce blog de mes chantiers que des recettes que tout le monde est capable de faire.

Il se trouve que j’ai réussi plusieurs fois à faire de bonnes meringues. J’ai fini par noter ma recette. Mes recettes sont issues de mon abondante bibliothèque culinaire héritée de ma grand-mère restauratrice, de ma mère nourricière de famille nombreuse et de souvenirs qui reviennent de conseils donnés par ma maman ou son amie de pension, la gastronome Simone Morand. Là, c’est une phrase de Mammig qui est revenue : « Les meringues doivent dessécher longtemps, si possible toute une nuit. »



Ingrédients

  • 4 blancs d’œufs
  • 140 g de sucre blanc très fin (Daddy à pâtisser)

Ustensiles

  • Robot pâtissier de 1 à 5 sans protection pour pouvoir mettre le sucre par cuillerée, avec son outil Fouet
  • Four chauffé à 90 ou 100° (j’ai fait les meringues après avoir fait cuire du pain et un feuilleté salé)
  • Cuillère en bois pour garder la porte ouverte afin d’évacuer la vapeur
  • Plaque couverte d’une feuille de papier sulfurisé
  • Poche à douille et douille à meringue
  • Boite en fer pour conserver les meringues


Temps de préparation :
15 à 20 minutes

Temps de cuisson : 2 heures à 90/100° (surveiller la température du four) et desséchement toute la nuit

Préparation

J’ai sorti assez tôt les blancs d’œufs du congélateur où je les avais remisés lors de précédentes préparations d’œufs sans les blancs. Je les ai mis dans le bol du robot pâtissier.

J’ai appuyé sur 1, doucement, puis 2, puis 3, puis 4, enfin. Quand les blancs commencent à monter, j’ajoute une cuillerée de sucre très fin. Je laisse bien intégrer le sucre avant d’en ajouter une autre. La texture devient très fine. J’ai arrêté quand elle me semblait assez ferme.

Le fouet relevé montrait un appareil faisant le bec. J’aurais pu battre encore un peu plus. J’ai eu l’impression que mon appareil était un peu trop liquide. Pourtant le résultat est bon. Affaire d’appréciation et d’habitude, que je n’ai pas vraiment.

J’ai mis l’appareil dans la poche à douille, je manque de pratique et suis assez malhabile, mais ça a marché quand même. Faut pas se décourager. J’ai fait des tas comme j’ai pu. Ça n’a pas la régularité des pâtissiers, qui sont des maîtres en leur art. C’est du fait maison. Du moment que c’est bon, ça me va. Et c’est bon.

Cuisson

J’ai mis la plaque au four chaud à 90°/100°. J’ai mis une cuillère en bois pour tenir la porte ouverte. J’ai laissé deux heures. Les meringues étaient bien blanches, déjà décollables. Je les ai laissées en place, toute la nuit, après avoir éteint le feu.



Résultat

Les meringues sont comme je les aime, craquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur. J’ai mis moins de sucre que dans la recette trouvée dans un livre de pâtisserie que j’ai dans ma bibliothèque culinaire. La recette donnait deux cents grammes pour quatre œufs. En diminuant, j’ai un résultat qui me convient mieux. On se déshabitue vite de manger trop sucré. Voilà, je les ai mises dans une boite en fer, pour les conserver quelques jours. Simple et efficace !


Pas de gaspillage

Cette recette permet d’utiliser les blancs d’œufs dont on n’a pas besoin pour certaines préparations. Je suis toujours choquée de voir jeter les blancs d’œufs dans l’évier. Depuis que j’ai un congélateur, je les mets dans un pot à yaourt et je les conserve jusqu’à en avoir assez pour faire des meringues. Quatre, c’est une bonne dose.

Un délice ! Bon appêtit !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 22 mars 2017

Simone Morand, Gastronomie bretonne, Flammarion, 1965

Recette inspirée de la recette des têtes de nègre, partie meringue, de la brochure Tout savoir sur les desserts du CEDUS (centre d’étude et d’utilisation du sucre), Paris, 10-61.

Rentrer du bois pour l’hiver : cahier de chantier 2016

Rentrer du bois est une nécessité avant la mauvaise saison quand on habite à la campagne et que deux poêles sont la principales source de chauffage d’une grande chaumière bretonne.

Depuis des années, je n’avais plus pu vraiment acheter du bois faute de moyens financiers suffisants. Je tronçonnais moi-même mon bois, il fallait le laisser sécher et je n’avais jamais assez de piles de bois secs devant moi, pour mon confort d’esprit et de corps. Aussi, souvent je passais l’hiver en haut dans ma chambre, pour économiser le bois.

Mais depuis que j’ai fait de nombreux aménagements dont j’ai fait le bilan fin 2014 sur ce blog, j’ai envie de profiter de ma maison et pas seulement de ma chambre et d’un coin studio où je peux faire du café et du thé et réchauffer une soupe.

Il y a un an, une rentrée d’argent imprévue m’avait permis de faire livrer une palette de bûches de chêne de 30 cm par Bretagne multi-energies. Cette année, vivant enfin plus confortablement que ces dix dernières années, recevant encore une somme d’argent imprévue dans le budget, j’ai pu commander deux palettes. Une de chêne, charme et hêtre des forets bretonnes, une de bûches densifiées de chênes, un test après avoir testé des bûches densifiées dont la provenance venait de résineux sans origine garantie.

L’idée des bûches densifiées ou des pellets me plaît bien, parce que ce sont des branches broyées après le débit des troncs d’arbres et compressées. On utilise donc maintenant ce qui autrefois était laissé sur place ou, pire, brûlé, pour faire propre. Recycler ces déchets est donc une excellente démarche écologique.


Voici le récit de mon aventure récente de rangement de bois près des poêles et le stockage dans la petite chaumière, par des extraits de mon Cahier de Chantier 2016.


Livraison des palettes de bois

Dimanche 27 novembre 2016 7h50 lit dictée iPhone

J’ai donc été livrée d’une tonne et demie de bois hier matin : une tonne de bois densifié de chêne et une demi-tonne de bûches de chênes.

J’en ai déjà rangé 500 kg, c’est beaucoup plus que ce que je pensais pouvoir faire toute seule. Gwenaël, mon voisin, devait venir m’aider, mais je ne l’ai pas vu et je ne l’ai pas attendu, j’ai voulu profiter du temps sec pour commencer les rangements.

J’ai calibré chaque brouette avec trois paquets de cinq bûches, soit environ trente kilos. Lorsque je fais de la maçonnerie, je sais que je ne peux pas transporter plus de quarante kilos. Là, je sens que je ne ferais pas grand chose si je chargeais trop la mule, en l’occurrence ma brouette.

J’ai rempli tout ce qui était possible en bois densifié et bûches de chêne dans le bureau, j’ai fait une partie du rangement du bois densifié dans le salon et j’ai préparé le chantier de la petite chaumière en répartissant le coin des bûches et le coin du bois densifié.

Stockage des bois

Je ne sais pas combien de mètres j’ai fait dans ces allers et retours et je vais mesurer aujourd’hui avec Cyclometer, l’application qui me sert à mesurer mes courses à vélo.

Ce matin, je sens les courbatures dans les jambes et un peu dans les bras, mais moins que je ne le craignais. Ça m’a fait du bien cet exercice et j’ai hâte de le recommencer tout à l’heure. D’autant qu’il fait un beau temps sec, le ciel est sans nuage et le vent léger va bien sécher tout ça.

Je suis descendue assez tôt pour faire le feu dans le salon, il fait 17° en bas dans la cuisine et c’est agréable. J’ai déjeuné au coin du feu, il faisait bon. Je suis rassurée d’être enfin parée pour l’hiver s’il fait froid. Ce que j’ai rentré hier va me permettre d’avoir toujours un feu bien alimenté, bien vif. En ajoutant le bois que j’ai coupé moi-même il y a un an et demi et deux ans, j’aurai trois bois différents dans chaque flambée, garantie d’un feu équilibré et durable.

Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je peux envisager un hiver sans souci de chauffage. Jusqu’ici c’était toujours du bricolage. Cette fois, j’ai du bois bien sec, du bois qui donne tout son potentiel calorifère, du bois prêt à être mis dans le poêle. En tout cas j’apprécie cette sécurité d’avoir une maison qui rayonne une douce chaleur, sans trop.
21h20 lit dictée iPad J’ai rangé tout le bois densifié dans le salon et la petite chaumière. J’ai un peu mal aux bras, mais j’ai surtout très mal aux jambes. Demain je finirai quand même de ranger les bûches, leur place est préparée entre le mur d’entrée et le tas des paquets de bois densifié.


Lundi 28 novembre 2016 18:04 Mac mini bureau

Tout le bois est rangé à sa place. Les deux palettes sont dégarnies et vont me servir pour ma clôture future.

J’ai fait les calculs de ce que j’ai déplacé en cinq heures sur trois jours, sans me faire mal.

Cyclemeter, d’habitude utilisé pour mes courses à vélo, cette fois pour mes transports de bûches à la brouette

Cette fois, j’ai branché Cyclemeter et j’ai le résultat de ma course à brouette. J’ai transporté 7 brouettes et fait 2,14 km pendant 45 minutes, une moyenne horaire de 2,73 km, c’est en effet ma moyenne lorsque je tonds la prairie.

J’ai fait quatre heures et demi de transport de bûches depuis samedi matin. J’ai donc parcouru 12,30 kilomètres. Mine de rien, c’est comme si j’étais à Quimperlé à pied ! je ne me croyais pas capable de marcher si longtemps. Bon, d’accord, j’ai mis deux jours et demi pour faire ça, c’est pas un record !

Je continue mes calculs d’apothicaire.

J’ai fait 7 brouettes en 47 minutes, soit 9 brouettes à l’heure, j’ai donc charrié au moins 42 brouettes d’un poids entre 30 et 40 kg. Au total j’ai déplacé un poids entre 1260 kg et 1680 kg. Et pour déplacer du bois, il faut porter une fois les bûches jusqu’à la brouette en les soulevant du tas, puis avancer la brouette jusqu’à la porte du stockage choisi, enfin il faut reprendre les bûches dans les bras et les emporter jusqu’au point de stockage. Là, ça commence à donner le vertige. J’ai dû porter dans mes bras, soutenue par mes jambes, disons une fois et demi le poids initial déplacé, entre 3150 et 4200 kg ! Je suis bien plus forte que je le crois.

17:52 Le bois est rangé. Sur trois jours, en cinq heures, j’ai déplacé une tonne et demi de bois. Je suis assez fière de moi, car je ne me suis pas fait mal. J’ai quelques courbatures, mais rien de grave, et si je continue à travailler dehors, ces exercices seront considérés comme de l’échauffement.


Mardi 29 novembre 10h37 lit dictée iPad

Ce matin était le premier matin froid, avec température sans doute au-dessous de zéro, car l’eau d’un petit bol est gelée ce matin.

J’ai aussi rentré le petit salon en fonte et je l’ai mis dans le coin des bûches près du poêle qui chauffe bien maintenant. Je vais voir si c’est agréable de prendre un café là ou une tasse de thé avec un ami.

Salon de jardin au coin du feu

J’ai mis deux pains à lever près du poêle, du pain fait avec de la farine semi-complète type 110, je teste.
Comme je sens quand même les courbatures un peu partout je suis montée me recoucher un peu. Mais le soleil est là, il fait froid et beau. C’est le temps parfait pour aller faire du nettoyage sur le domaine.
Je vais aussi faire deux ou trois brouettes de bois de palme rangé sur le parking afin d’avoir les trois sortes de bois à brûler dans les poêles.

Quand je regarde mon domaine, je suis fière de moi, c’est magnifique et je me sens bien à ma place dans cette harmonie entre les éléments humains et naturels.

17:33 Il va faire froid cette nuit, j’ai bien chargé les deux poêles. Le ciel est clair. Le soleil se couche. Et moi, je vais fermer l’ordinateur pour monter déjà me préparer pour la nuit, comme le soleil.

Écrire au coin du feu en hiver les pieds en l’air

Gaelle,
Kerantorec, le 8 décembre 2016


Cyclemeter sur iTunes

Bretagne multi-energies

Lien à l’album sur Google Photos
***

Gaelle Kermen tient ses cahiers de chantier pour les publier en numérique. Elle est l’auteur des guides pratiques francophones, Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS, publiés sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

Page auteur sur Iggybook

Page auteur sur Amazon

 

Sur la yaourtiere Figuine

Mon article ancien sur la yaourtière Figuine est un des plus lus sur mon blog de chantier Kerantorec.

L’article date d’avril 2010. Je vais ici lui donner un complément, plus de six ans après.

Ma fidèle yaourtière a coupé son courant il y a peu. Comme ça, d’un coup, elle ne s’alimentait plus. Finie la petite lumière chaleureuse ! Finie la petite musique de fin de nuit !

Bien sûr, j’ai eu l’idée de regarder si je ne pouvais pas la démonter et vérifier ce qu’elle avait dans le ventre. Mais les rivets en triangle sont inconnus des têtes de mes nombreux tournevis pour microinformatique.

Alors j’ai essayé autre chose et ça a bien marché. Voilà pourquoi je le partage avec vous.

J’ai fait mon mélange habituel lait entier et yaourt de brebis dans le bac d’un litre de la yaourtière, j’ai passé l’ensemble au micro-onde pendant une minute trente.

Pendant ce temps, j’avais fait bouillir un peu d’eau que j’ai mise dans le fond de la yaourtière Figuine.

J’ai posé le bac d’un litre rempli du mélange chauffé dans la yaourtière en appuyant doucement pour enlever toute l’eau superflue (sur le bac de l’évier).

eau chaude dans yaourt

J’ai couvert du grand couvercle en plastique transparent et j’ai protégé avec une couverture à théière que j’utilise pour les yaourts. La yaourtière est restée ainsi pendant la nuit.

couverture de theiere

Le matin, près de douze heures plus tard, le yaourt était pris, impeccable, lisse, bien ferme.

Yaourt bien lisse

La yaourtière Figuine est suffisamment bien isolée pour servir de yaourtière sans électricité. Elle garde la température apportée pendant le passage au micro-onde.

Un essai concluant avec du lait d’avoine maison

J’ai fait aussi l’essai avec un yaourt de brebis et du lait d’avoine maison parce que je n’avais plus de lait, et ça a aussi très bien marché. Ce sera l’objet d’un autre article.

Bon appétit et bel été !

Gaelle
Kerantorec, 25 juin 2016

***
portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen prépare la publication numérique de ses cahiers de chantier en bricolage, jardinage, cuisine simple.

Elle est l’auteur de Scrivener plus simple, pour Mac et pour Windows publié sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

Amazon : format .mobi pour Kindle, Fire et application pour ordinateurs

Smashwords : format .epub (iPad et tablettes Android), .mobi (Kindle), PDF, LRF (Sony eReader)

Recette de pizza-maison

La recette de ma pizza maison est celle du site http://www.pate-a-pizza.com/recette/pate-a-pizza/

J’aime bien ce site, parce qu’il donne les plans d’un four à pizza et je rêve de me construire un four à pain chauffé au bois. En attendant, j’ai fait l’acquisition d’une plaque réfractaire, qui permet de mieux cuire pains et pizzas à la maison. Il faut prévoir de la faire chauffer d’avance, 45 minutes pour une plaque épaisse de 4 centimètres, à four très chaud.

pierre--pain_22445483894_o
Pierre réfractaire à pain et pizza © gaelle kermen 2015

Ingrédients

Prévoir : 400 g de farine, 25 dl d’eau, 1 paquet de levure de boulangerie, sel, sucre, huile d’olive

1
Ingrédients du petit levain © gaelle kermen 2016

Petit levain

  • 50 g de farine
  • 1 paquet de levure
  • 10 dl d’eau

Bien mélanger, mettre à fermenter au four à 50°.

2
Petit levain en cours de fermentation © gaelle kermen 2016

En effet, un peu plus tard, le levain a bien monté dans le bol et fait des bulles.

Pâte à pizza

  • 350 g de farine
  • 15 dl d’eau pas trop froide
  • 2 c à c de sel, sucre et huile d’olive

Ajouter ce levain au reste de la farine, au reste d’eau, avec les cuillerées à café de sel, de sucre et d’huile d’olive.

3
Ingrédients de la pâte à pizza © gaelle kermen 2016

Les ingrédients sont mélangés au robot avec le crochet pétrisseur.

5
Pétrissage au robot vitesse 1 puis 2 © gaelle kermen 2016

La position 1 est lente, pendant 3 minutes, puis le robot se met tout seul sur la position 2 plus rapide pendant 6 minutes. L’arrêt est automatique. J’ai remis 1 minute sur la position 2 pour respecter les 10 minutes de pétrissage préconisé par le site pate-a-pizza.com.

6
Repétrissage final vitesse 1 © gaelle kermen 2016

La boule s’est bien formée à l’aide de la corne, sans trop de farine.

7
Boule mise à lever dans un grand saladier © gaelle kermen 2016

J’ai mis dans un saladier couvert d’une gaze humide, au four chaud à 50°. C’est parti pour plusieurs heures.

8
Mise en pousse sous gaze mouillée © gaelle kermen 2016

J’ai laissé 5 heures, le site parle de 6 à 8 heures minimum.

9
Pâte à pizza en cours de pousse © gaelle kermen 2016

La pâte a bien levé, elle a fini par remplir le saladier.

IMG_6075
Pizza cuite sur la plaque réfractaire © gaelle kermen 2016

Après avoir émietté des fleurs de marjolaine de l’été dernier et arrosé d’un peu d’huile d’olive, j’ai mis à cuire les pizzas sur la pierre réfractaire, 20 minutes. Je les aime très fines et j’ai un peu de mal à les faire d’un rond régulier. J’ai des progrès à faire.

Mais mes convives ont apprécié et c’est l’essentiel !

Bon appétit !

Gaelle
Kerantorec, 13 février 2016

Crédits
Robot multifonctions Continental Edison
Plaque réfractaire Pimotti chez Amazon

Bilan 2014 2 menuiserie en bois de palette mobilier de jardin

En 2014, j’avais prévu de refaire les meubles de mon bureau et de la cuisine, avec le bois stocké depuis des années dans la petite chaumière. Puis mon petit cousin-voisin m’a donné des palettes d’ardoises canadiennes. Il m’a inspiré toute une série de mobilier de jardin. Voici un aperçu des menuiseries 2014 et des réinstallations qu’elles ont permises.

BILAN 2
Lorsqu’on fait des travaux, on dépend de multiples facteurs extérieurs, comme la météo, ou les occasions. Si mon voisin couvreur ne m’avait pas apporté des palettes, après certains de ses chantiers, je n’aurais sans doute pas fait autant de menuiserie au cours de l’été 2014. Et si la météo avait été plus maussade, non plus.

Il a fait beau de Pâques à la Toussaint et j’ai pu organiser mes chantiers dehors durant plusieurs mois, sous les grands frênes au moment des plus fortes chaleurs ou sous la pergola, au printemps et en automne, selon l’orientation du soleil, en immersion totale avec la nature.

Le bois des palettes canadiennes m’avait séduite, une fois bien nettoyé et poncé, c’était un bonheur que de l’assembler. J’avais donc commencé par faire un plateau pour réparer une table de jardin (Manufrance, catalogue 1978), dont le plateau était troué par la rouille. Le résultat était concluant, je pouvais continuer.
image

J’avais eu l’occasion d’utiliser quelques planches déjà déclouées, mais c’était autre chose de démonter une palette entière. J’ai failli renoncer, car je n’ai pas beaucoup de forces, même si l’expérience m’a appris à bien les gérer. Heureusement Guenal m’a appris les bons gestes à avoir avec l’arrache-clou, et j’ai continué. Ensuite j’ai acquis une scie-égoïne électrique, qui m’a permis de faire des découpes propres sur les plateaux (j’avais essayé avec la tronçonneuse, mais c’était trash !).

Le premier meuble réalisé a été :

1 table de jardin pour coin de feu ouest
En 2013, lorsque je retravaillais le domaine, j’avais créé deux coins feu extérieurs, pour utiliser des grosses pierres que je devais changer de place. Ces deux feux sont des points d’attraction importants pendant toute la belle saison. J’utilise le coin feu du muret lorsque je suis seule, et le coin ouest est utilisé lorsque nous sommes nombreux, dans le soleil descendant sur la prairie. Le premier meuble de jardin a donc été une table pour ce coin.

image

2 tables de jardin et 1 desserte-servante d’atelier

trois tables palette1

2 dessertes
image

2 dessertes de salon avec plateaux en pin et châtaignier
image

1 jardinière à pied pour l’ami Bruno

Merci à Mohktar Hadjeras pour le gros coup de main de démontage de la dernière palette transformée en jardinière à pied.

Chantier palette canadienne

palette en cours de démontage pour faire une jardinière à pied
palette en cours de démontage pour faire une jardinière à pied

plan de la jardinière à pied en utilisant des parties de la palette
plan de la jardinière à pied en utilisant des parties de la palette

image

A la Toussaint, j’ai cessé les chantiers menuiserie, même si je gardais les outils à portée de main, dans la cuisine, au cas où j’aurais une étagère à ajouter, un truc déglingué à réparer.

Et je suis passée à la restauration du salon, qui attendait lui aussi depuis des mois et des années que je sois enfin disponible pour m’occuper de lui.

A suivre : la restauration du salon, avec l’installation d’un nouveau poêle.

Bilan 1 mobilier intérieur
Bilan 2 mobilier de jardin en bois de palette
Bilan 3 restauration du salon

Plus de photos sur Galerie Flickr 

Gaelle Kermen 2015

Clavier Bluetooth GeneralKeys

Clavier Bluetooth ultra-plat pour Android de GeneralKeys, acheté chez Pearl

image

Le clavier fonctionne avec deux petites piles AAA, non fournies.

Il est simple à connecter : il faut l’allumer dessous, connecter le bluetooth de la tablette, la rendre visible, faire reconnaitre l’appareil en appuyant sur le petit bouton Connect 2 secondes, les deux appareils se connectent.
Dans Paramètres de la tablette Android, on va dans Langue et saisie, dans Clavier physique, puis Bluetooth Keyboard.

Le bluetooth perd sa connection avec l’extinction ou la mise en veille de la tablette, le logo bleu devient gris. Il faut le réveiller en réappuyant sur le petit bouton et cliquant dans Paramètres sur Bluetooth Keyboard.

Autre raison de perte de connection : le système Android lui-même, que décidément je trouve toujours aussi instable au bout de quelques mois d’utilisation, d’une tablette à l’autre, c’est pareil, ça marche bien au début, et après ça rame, malgré les nettoyages de RAM et de fichiers indésirables, tous les soirs, avant l’extinction.

Le clavier fait du bruit, ce n’est pas du tout aussi fluide que le clavier Apple qu’il imite bien en apparence, mais pas en réalité. Il est aussi bruyant qu’un clavier quincaillerie de PC.

Il est trois fois moins cher que le clavier Apple bluetooth, on ne peut pas pour ce prix avoir l’équivalent de la qualité Apple, fluidité, ergonomie, silence, élégance. Il vaut le prix qu’on l’achète : moins de 20 euros.

Le clavier est disponible aussi pour iOS.

l faut quand même souvent le reconnecter en retournant dans Paramètres, ce qui finit par être agaçant.
Mais quand on a de longs textes à écrire, ça va plus vite que sur le clavier virtuel de la tablette, qui lui est parfait pour les majuscules accentuées, les e dans l’o et dans l’a. On ne peut pas tout avoir !

image

RACCOURCIS du clavier bluetooth

minuscules
²& é »‘(-è_çà)=
azertyuiopˆ$*
qsdfghjklmù
wxcvbn,;:!

MAJUSCULES
AZERTYUIOP¨£µ
QSDFGHJKLM%
WXCVBN,?./§

touche Alt droite = #@€

Esc ferme le fichier

Alt +suppr = supprime toute la ligne
suppr = supprime la lettre qui vient après
flêche gauche = supprime la lettre ou l’espace d’avant

Bizarreries :
* au lieu d’un guillemet gauche
µ au lieu d’un guillemet droit

Ctrl s = Share this note
Ctrl f = Folders
Ctrl v = Page écran
Je n’ai pas trouvé à quoi servait la touche Fn.

Conclusion : ce clavier bluetooth est un achat sans grand risque. Je m’en sers pour écrire mon journal, qui parfois fait des pages et des pages.
Gaelle Kermen
18 avril 2014