Recettes de cuisine pour le NaNoWrimo

Préparation du NaNoWriMo de novembre en cuisine

Comment bien gérer la succession des préparations en fonction de leurs cuissons en Instant Pot et au four ? Je suis en train de préparer le mois d’écriture du NaNoWriMo de novembre en cuisinant des plats cuisinés, conservés dans le congélateur.

Cet article ne donne pas des indications à suivre à la lettre, il vous invite plutôt à regarder ce que vous avez dans vos placards, à traiter ce qui nécessite d’être mis en œuvre rapidement comme les légumes frais, ce qui mérite d’être utilisé pour préparer des repas rapidement quand vous aurez fini d’écrire vos chapitres. C’est ainsi que je m’organise, une ou deux fois par mois, selon mon inspiration, ça marche plutôt bien.

Voici ce que j’ai préparé le dimanche 30 septembre, par une belle matinée ensoleillée.


Ustensiles de cuisine

  • 1 petit four
  • 1 Instant Pot
  • 1 micro-onde
  • 1 robot-pâtissier
  • 1 petit mixer
  • 1 petit batteur

Recettes réalisées

  • Caviar d’aubergine au petit four
  • Ratatouille à l’Instant Pot
  • Tapenade de tomates séchées au mixer Moulinex
  • Flan de purée de courge butternut au petit four
  • Crèmes caramel à l’Instant Pot (et au petit four)
  • Meringues au petit four

Temps

  • 2 heures de préparation
  • 1/2 heure de nettoyage
  • plus une heure pour le séchage des meringues

Ingrédients

Caviar d’aubergine

  • 1 aubergine
  • huile d’olive
  • sel si besoin

Ratatouille

  • 1 aubergine
  • 2 grosses tomates
  • 3 piments doux
  • oignons émincés congelés
  • ail
  • origan
  • huile d’olive
  • un peu de bouillon de légumes
  • sel si besoin

Flan de courge butternut

  • Purée de courge déjà cuite
  • 2 œufs entiers
  • un peu de lait
  • un peu de parmesan râpé

Crème caramel

  • 4 jaunes d’œufs (4 blancs réservés)
  • 1 litre de lait
  • 1 petite bouteille de caramel liquide

Meringues

  • 4 blancs réservés
  • 1 pincée de sel
  • Sucre glace

Réalisation

En ce dernier matin de septembre, je viens de faire plusieurs préparations parfaites pour l’été indien, à base de légumes méditerranéens.

Le caviar d’aubergine

J’ai d’abord commencé par le caviar d’aubergine.

J’ai préchauffé le four, pendant que je préparais une belle aubergine. Coupée en deux, je les ai posées dans un plat en fonte, j’ai fait des entailles dans la chair, mis un peu de sel et d’origan et d’huile d’olive. J’ai enfourné le plat dans le petit four chaud, pour 25 minutes à une demi-heure. J’ai surveillé pendant que je faisais les autres préparations.

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La ratatouille

J’ai continué par la ratatouille avec l’autre aubergine, deux tomates, trois petits piments doux jaunes.

J’ai allumé l’Instant Pot en mode Sauté, programmé pour 30’ par défaut, au maximum, sans rien y changer. Un peu d’huile d’olive toujours et je mets des oignons congelés déjà émincés à rissoler. J’ajouté les dés d’aubergine avec leur peau. Je remue bien l’ensemble. J’ajouté de l’ail, entier, pour changer, de l’origan toujours, parce qu’il y en avait beaucoup au jardin cet été. Puis les dés de tomates, avec la peau encore, ça va plus vite et conserve les vitamines. Enfin je mets les morceaux de piments doux, jaunes, ils ajoutent de la couleur. Cette fois, j’ajouté des morceaux de purée de courge butternut et un peu de bouillon fait récemment avec des légumes et la butternut. Ce n’est pas forcément la recette originale, mais je cherche la simplicité en utilisant ce que j’ai sur place et je vise plusieurs plats à la fois. En effet, à la fin je récupérerai le bouillon en plus pour une soupe ce soir.

J’ai programmé l’Instant Pot en mode Steam, 15’. J’ai laissé l’appareil sans m’en occuper jusqu’à ce que la valve de fermeture tombe naturellement. Ainsi j’ai moins de vapeur, si ça posait problème dans ma maison, mais pour l’instant tout est ouvert sur le jardin et il fait encore très beau.

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Les petits flans de courge butternut

Pendant cette cuisson, j’ai préparé deux petits flans de courge butternut avec le ramequin de purée que j’avais conservée de ma précédente cuisson du légumes de saison.

J’ai battu deux œufs entiers dans un peu de lait et j’ai malaxé la purée dans le mélange. J’ai réparti l’appareil dans deux ramequins, mis du parmesan sur le dessus et passé au four, chaud, puisque la cuisson des moitiés d’aubergines étaient terminée, elles étaient bien dorées, je venais de les sortir pour les mettre à refroidir avant d’en faire le caviar d’aubergine.

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La tapenade de tomates séchées

Alors, j’ai préparé de la tapenade de tomates séchées, de la même façon que je fais de la tapenade d’olives noires ou vertes, en ajoutant des câpres et des harengs à l’huile. Cette fois, j’ai mis un piment au vinaigre, ce n’est pas indispensable. Moi, j’aime ce qui est fort, j’aurais un peu tendance à mettre du piquant fort partout. C’est juste une indication pour utiliser ce qu’on a sous les mains, sans suivre des recettes figées, en faisant preuve de créativité.

J’utilise pour mes tapenades, un petit mixer Moulinex, bien pratique. Pour récupérer le reste de tapenade de tomates séchées à l’huile, j’ai fait le caviar d’aubergine dans le bol du mixer. Là non plus, ce n’est pas la recette d’origine, mais je privilégie les solutions simples, les moins coûteuse en temps et énergie. La préparation de tomates n’était pas incompatible avec la purée d’aubergine. J’ai ajouté du jus de citron (en bouteille sicilienne), deux petites gousses d’ail écrasées au presse-ail et un peu de cumin. J’ai mixé rapidement. Pas trop, juste de quoi enlever les longues fibres récupérées à la petite cuiller dans la peau des aubergines.

J’ai mis en petits pots la tapenade et le caviar. Je préfère faire moins de préparation et en faire des fraîches plus souvent. C’est rapide et pratique quand j’ai un petit creux lorsque j’arrête l’écriture, de me faire une tartine de tapenade. C’est mieux que de prendre un peu de charcuterie, que parfois j’apprécie aussi, mais les légumes doivent être meilleurs pour la santé. Le pâté de campagne que je trouve à Kergroës, qui me rappelle tant ma grand-mère, reste un luxe que je m’offre parfois. Ce n’est pas mon pain quotidien.

Les crèmes caramel

Après la ratatouille, j’ai lavé la cuve intox de l’Instant Pot que j’allais utiliser pour faire des crèmes caramel. J’avais ouvert un pack de lait pour le thé offert à mon ami Bruno, je devais l’utiliser rapidement. Envie de crèmes aux œufs puisque j’avais des œufs frais.

J’ai mis de l’eau dans le fond de la cuve avec le support en grille.

J’ai cassé quatre œufs dans un grand saladier (les œufs qui me restaient après les deux utilisés pour les deux ramequins de flan de courge butternut qui cuisaient dans le four toujours chaud), j’ai mis les quatre blancs tout de suite dans la cuve du robot pâtissier pour faire des meringues dans la foulée, tant que les œufs étaient à température ambiante.

J’ai mis le fond d’un sac de sucre. Je n’ai pas pesé. Au pif ! Encore une fois pour utiliser ce que j’avais sur place. Il est bien de finir les sacs, pas de laisser traîner des fonds de trucs qu’on oublie dans les placards. Tout doit circuler. J’ai sorti un autre petit mixer, Philips celui-là, que je dois avoir depuis les années 90, qui fait batteur à œufs, pratique pour les mayonnaises ou pour monter un blanc d’œuf rapidement. J’ai mis les deux pales pour battre le mélange jaunes d’œuf et sucre jusqu’à ce qu’il blanchisse et même devienne un peu crémeux.

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Pendant ce temps, je faisais chauffer le lait dans le micro-onde, par petites sessions, pour surveiller et éviter que le lait déborde dans le four.

Quand tout était à point, j’ai versé doucement le lait chaud dans le mélange des œufs et du sucre.

J’ai préparé mes ramequins pour faire cuire ma crème caramel. J’ai mis du caramel liquide tout préparé (acheté au rayon pâtisserie en grande surface en petite bouteille) dans le fond des petits pots hérités du restaurant que tenait ma grand-mère du début du XXe siècle jusqu’après la guerre. Mon mélange était plus important, j’ai dû poser sur le dessus des petits pots une autre grille-support et ajouter quatre ramequins de desserts du commerce, conservés à cet usage. J’ai couvert d’un papier d’alu pour éviter que la vapeur d’eau redescende sur les crèmes caramel.

J’ai fermé l’Instant Pot, l’ai scellé, en programmant Manuel, 15’. J’ai laissé la pression retomber naturellement, ce qui a mis 23’.

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Les meringues

Il restait à faire des meringues avec les quatre blancs d’œufs du bol en intox du robot pâtissier.

J’ai bien battu l’ensemble après avoir mis une pincée de sel. J’avais vu que je n’avais plus de sucre normal en finissant le grand sac. J’ai pris du sucre grossier pour les confitures et j’en ai fait du sucre glace en le mixant finement dans le petit mixer Moulinex. J’ai ajouté cuillère après cuillère jusqu’à ce que l’ensemble me semble assez solide pour être mis en grosses meringues. J’ai dû remettre sur 5 pour que l’ensemble durcisse et fasse un vrai bec qui ne soit plus du tout liquide.

J’ai formé des grosses meringues en me servant de la demi-lune de boulangerie, je les ai posées sur le papier sulfurisé posé sur la plaque du petit four, dont la chaleur serait mise au minimum, 100°, en laissant la porte entrouverte, tenue par une cuillère en bois.


Voilà, j’ai fait plusieurs repas complets, de l’apéritif avec les tapenades aux plats, avec les flans butternut ou la ratatouille, jusqu’aux desserts avec les crèmes caramel et les meringues.

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En deux heures et demi, disons trois heures avec la vaisselle et les rangements, tout était fait. Il fallait attendre que les plats refroidissent avant de les mettre au congélateur, étiquetés, datés.

En écoutant France-Musique au salon et les oiseaux au jardin.

Les pies font maintenant une vraie manif dans les grands chênes du bas de la prairie !

Bon appétit !

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 30 septembre 2018


Pour en savoir plus sur le NaNoWriMo :

https://gaellekermen.net/repertoire-des-articles-sur-le-nanowrimo-avec-scrivener/
https://gaellekermen.net/2018/10/01/preparation-du-nanowrimo-en-octobre/


portraitGaelleKermenparAnaLDSGaelle Kermen est l’auteur des guides pratiques Scrivener plus simple, le guide francophone pour MacWindows, iOS et Scrivener 3, publiés sur toutes les plateformes numériques.

Diariste, elle publie les cahiers tenus depuis son arrivée à Paris, en septembre 1960. Publications 2018 : Journal 60 et Des Pavés à la plage Mai 68 vu par une jeune fille de la Sorbonne.

Vaguemestre depuis 1997, blogueuse des années 2000, elle publie plusieurs blogs sur ses sujets de prédilection, l’écriture sur gaellekermen.net, les chantiers d’autoconstruction sur kerantorec.net, les archives d’un demi-siècle sur aquamarine67.net et les voyages ici ou ailleurs sur hentadou.wordpress.com

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Recette des meringues maison

Les meringues sont mon pêché mignon. Pourtant, je ne suis pas très gourmande de sucré et je n’ai pas l’habitude de grignoter ni d’avoir besoin de sucreries pour me sentir mieux. Mais les meringues sont un peu addictives. J’ai longtemps rêvé de savoir en faire, sans trop y croire, car je ne suis pas une cuisinière très douée, contraitement à beaucoup de blogueuses culinaires ou pâtissières. Moi, je cuisine parce que je dois me nourrir et que j’ai très faim quand j’arrête l’écriture matinale. Je prévois donc dans la semaine une après-midi ou deux de cuisine pour avoir des plats d’avance. J’aime que les aliments soient bons, sains et simples à cuisine. Je ne donne dans ce blog de mes chantiers que des recettes que tout le monde est capable de faire.

Il se trouve que j’ai réussi plusieurs fois à faire de bonnes meringues. J’ai fini par noter ma recette. Mes recettes sont issues de mon abondante bibliothèque culinaire héritée de ma grand-mère restauratrice, de ma mère nourricière de famille nombreuse et de souvenirs qui reviennent de conseils donnés par ma maman ou son amie de pension, la gastronome Simone Morand. Là, c’est une phrase de Mammig qui est revenue : « Les meringues doivent dessécher longtemps, si possible toute une nuit. »



Ingrédients

  • 4 blancs d’œufs
  • 140 g de sucre blanc très fin (Daddy à pâtisser)

Ustensiles

  • Robot pâtissier de 1 à 5 sans protection pour pouvoir mettre le sucre par cuillerée, avec son outil Fouet
  • Four chauffé à 90 ou 100° (j’ai fait les meringues après avoir fait cuire du pain et un feuilleté salé)
  • Cuillère en bois pour garder la porte ouverte afin d’évacuer la vapeur
  • Plaque couverte d’une feuille de papier sulfurisé
  • Poche à douille et douille à meringue
  • Boite en fer pour conserver les meringues


Temps de préparation :
15 à 20 minutes

Temps de cuisson : 2 heures à 90/100° (surveiller la température du four) et desséchement toute la nuit

Préparation

J’ai sorti assez tôt les blancs d’œufs du congélateur où je les avais remisés lors de précédentes préparations d’œufs sans les blancs. Je les ai mis dans le bol du robot pâtissier.

J’ai appuyé sur 1, doucement, puis 2, puis 3, puis 4, enfin. Quand les blancs commencent à monter, j’ajoute une cuillerée de sucre très fin. Je laisse bien intégrer le sucre avant d’en ajouter une autre. La texture devient très fine. J’ai arrêté quand elle me semblait assez ferme.

Le fouet relevé montrait un appareil faisant le bec. J’aurais pu battre encore un peu plus. J’ai eu l’impression que mon appareil était un peu trop liquide. Pourtant le résultat est bon. Affaire d’appréciation et d’habitude, que je n’ai pas vraiment.

J’ai mis l’appareil dans la poche à douille, je manque de pratique et suis assez malhabile, mais ça a marché quand même. Faut pas se décourager. J’ai fait des tas comme j’ai pu. Ça n’a pas la régularité des pâtissiers, qui sont des maîtres en leur art. C’est du fait maison. Du moment que c’est bon, ça me va. Et c’est bon.

Cuisson

J’ai mis la plaque au four chaud à 90°/100°. J’ai mis une cuillère en bois pour tenir la porte ouverte. J’ai laissé deux heures. Les meringues étaient bien blanches, déjà décollables. Je les ai laissées en place, toute la nuit, après avoir éteint le feu.



Résultat

Les meringues sont comme je les aime, craquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur. J’ai mis moins de sucre que dans la recette trouvée dans un livre de pâtisserie que j’ai dans ma bibliothèque culinaire. La recette donnait deux cents grammes pour quatre œufs. En diminuant, j’ai un résultat qui me convient mieux. On se déshabitue vite de manger trop sucré. Voilà, je les ai mises dans une boite en fer, pour les conserver quelques jours. Simple et efficace !


Pas de gaspillage

Cette recette permet d’utiliser les blancs d’œufs dont on n’a pas besoin pour certaines préparations. Je suis toujours choquée de voir jeter les blancs d’œufs dans l’évier. Depuis que j’ai un congélateur, je les mets dans un pot à yaourt et je les conserve jusqu’à en avoir assez pour faire des meringues. Quatre, c’est une bonne dose.

Un délice ! Bon appêtit !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 22 mars 2017

Simone Morand, Gastronomie bretonne, Flammarion, 1965

Recette inspirée de la recette des têtes de nègre, partie meringue, de la brochure Tout savoir sur les desserts du CEDUS (centre d’étude et d’utilisation du sucre), Paris, 10-61.