Recette facile du tiramisu

C’est un dessert facile à faire, sans cuisson, avec montage d’un appareil au sucre roux, jaunes d’œufs, crème de mascarpone, blancs battus en neige,  trempage de biscuit dans le café, et juste un repos au froid.

Ingrédients (pour 6 personnes)

pour un pot de mascarpone de 250 g
3 œufs
100 g de sucre roux
24 biscuits cuiller
1/4 de litre de café très fort
Un peu de vin de pêche ou d’alcool genre marsala ou rhum à défaut
du cacao amer en poudre

Outils

Robot pâtissier pour mélanger le sucre et les jaunes d’œufs mais un cul de poule et un fouet manuel font aussi l’affaire
Outil fouet
Mini batteur pour monter les blancs en neige ferme
un plat haut et des verrines

Pour mieux m’organiser, j’essaie de préparer tous les ingrédients avant de commencer la recette, les trois œufs, peser les 100g de sucre, et d’avoir tout à porter de main., sortir les paquets de biscuits à la cuiller.

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Avant, j’avais fait du café très fort dans ma petite cafetière Mélior, que j’ai depuis les années 70, un bon outil. J’ai laissé refroidir le café, au moment de l’utiliser j’ai ajouté du vin de pêche de ma composition de l’été dernier, ce qui me semblait le plus proche du vin de Marsala de la recette classique. Le principe est de prendre ce qu’on a sur le chantier, sans aller courir au supermarché.

Préparation 15’ ou plus selon habileté (moi c’est toujours plus)

J’ai mis les blancs d’œufs dans une chope à bière en grès qui me sert à bien monter mes blancs quand je n’en ai pas beaucoup avec le petit fouet électrique ou à faire mes mayonnaises (un vieil appareil Philips qui marche toujours bien).

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J’ai vidé le sucre roux dans le bol du robot pâtissier avec les jaunes d’œufs. J’ai fait blanchir le mélange (vitesses de 1 à 2). J’ai ajouté le pot de mascarpone et j’ai mélangé à petite vitesse.
Dans la chope, j’ai monté les blancs le plus ferme possible. Je les ai ajoutés à la crème du bol : sucre roux, œufs et mascarpone. J’ai mélangé à la spatule à main. Délicatement, on dit.

creme-de-tiramisu

J’ai tapissé le bas de mon moule (un ancien moule à cake breton que je garde pour les tiramisus) en trempant les biscuits cuiller dans le café froid aromatisé à mon vin de pêche.

appareil-tiramisu

J’ai coulé une couche de crême. J’ai ajouté une couche de biscuits, puis une couche de crème. J’ai fini par soupoudrer du cacao pur.
J’ai fait la même chose dans quatre verrines pour terminer la crème.
J’ai mis au froid au moins quatre heures.

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J’ai congelé les verrines pour avoir de bons desserts prêts pour une période d’écriture intensive, quand je n’ai plus le temps de faire de cuisine, mais que j’ai besoin pour restaurer mes forces de manger de bonnes choses, dont je connais la composition.

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Voilà, c’est une des recettes faciles à faire de mon répertoire de cuisine que je suis contente de partager avec vous. Si j’y arrive, tout le monde peut y arriver. Bon appétit !

Tiramisu

Gaelle Kermen
Kerantorec, le 17/04/2017

Recette facile du cake aux fruits confits sans levure chimique

J’ai réussi à faire un cake aux fruits confits. Comme je suis du genre Garcimore* dans mes recettes, je n’ai pas pris de photo en cours d’élaboration, persuadée que ce serait raté. Mais non, c’est très bon !

Cake aux fruits confits

Ingrédients

Œufs pesés cassés dans le bol du robot pâtissier
Mesurer même poids de :

  • Farine
  • Sucre
  • Beurre (en Bretagne, nous l’utilisons salé)
  • Macédoine de fruits confits (Vahiné)

Temps de repos au froid : au moins 2 heures, éventuellement la nuit

Temps de cuisson : 10′ à 240°, 30′ à 180°, 10′ à 140°


Comme je ne suis pas très douée en pâtisserie, j’ai oublié la levure. Pourtant le cake a bien levé et il est très bon.

Voici la recette.

Je n’avais que deux œufs, je les ai cassés dans le bol du robot pâtissier sur la balance tarée. Le poids était de 114g, j’ai mesuré le même poids de farine, de sucre et de beurre.

En fait, c’est une sorte de quatre-quarts avec des fruits confits en plus. La petite boite de fruits confits pesait la même valeur, donc, c’est plutôt un cinq-cinquième.

J’ai d’abord bien blanchi les deux œufs avec leur poids de sucre, lentement, puis de plus en plus vigoureusement, au fouet. J’ai ajouté la farine, le beurre et les fruits confits, j’ai fait tourner l’appareil jusqu’à belle homogénéité.

C’est alors que j’ai eu l’idée de vérifier les recettes et J’ai vu quelles avaient de la levure. J’ai pris le risque de n’en pas mettre. Mon appareil n’était pas très important, il lèverait peut-être. Par contre, j’ai vu qu’un cake était meilleur quand on laissait reposer la pâte au froid au moins deux heures, éventuellement du sour au lendemain.

J’ai beurré et fariné un moule de taille idéale, récupéré d’un récent achat de brioche (sur le principe : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme et se recycle).

J’ai laissé au frigo le temps d’un meeting de Mélenchon, au moins deux heures, c’était le discours de la paix de Marseille le 9 avril 2017 sur le Vieux-Port. Sortant de là, émue, bouleversée, stimulée, il m’était bon de chauffer le four pour faire un bon gâteau. C’est ça la paix, cuire un gâteau en sachant que si quelqu’un frappe à la porte, ce sera un ami.

Jean-Luc Mélenchon au Vieux Port de Marseille, discours sur la paix

J’ai d’abord saisi le cake à température maximale de mon four, pendant dix minutes. Le temps d’aller tailler des millepertuis qui bouchait un passage vers la terrasse de l’ouest.

J’ai réduit le feu à180° pendant trente minutes, et encore un peu plus bas à 140° pendant dix minutes.

Le cake avait d’abord bruni, puis il avait bien gonflé, sans levure chimique.

J’ai démoulé. Le cake est parfait.

Conclusion

C’est vraiment une recette facile si on part du poids des œufs qu’on a en cuisine.
Et pendant la cuisson, j’ai bien taillé ma haie. J’ai avancé la remise en état printanière de mon domaine.

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 9 avril 2017

*Garcimore ratait souvent ses expériences : fiche Wikipedia

Vidéo du Meeting de la paix de Marseille

Poème de la paix de Yannis Ritsos, lu en fin de meeting par Jean-Luc Mélenchon

Recettes naturelles : ail des ours en salades et pesto

Plantes sauvages comestibles : ail des ours en pesto et salade mode lyonnaise

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Soleil d’hiver entre les branches sur l’ail des ours nouveau (entre des arums sauvages)

L’ail des ours est une plante commune de sous-bois humides que je ne connaissais pas, jusqu’au printemps dernier (Pentecôte 2015), quand  une amie allemande en vacances au Pouldu (sur les pas de Gauguin) m’a apporté une salade confectionnée par ses soins, délicieuse, juste taillée en julienne avec sel et huile.  C’était si bon qu’elle m’en a apporté des plants trouvés dans un bois voisin de son gîte. Elle les a plantés elle-même et en fin d’hiver, j’ai eu le bonheur de voir que les plants s’étaient naturalisés au point de s’étaler sur un bon carré.

Une plante à ne pas confondre avec muguet ou colchique

Je ne connaissais pas cette salade naturelle, parce que je la confondais avec le sceau de Salomon que je savais toxique, je ne m’en approchais donc pas. En fait cette plante peut surtout être confondue avec le muguet, les feuilles se ressemblent, mais les fleurs ne sont pas des clochettes, plutôt des étoiles blanches (je mettrai des photos quand les plants seront en fleurs, d’ici quelques jours). Le muguet est toxique. Il paraît que l’ail des ours peut être confondu avec les plants de colchiques. Je n’en ai pas chez moi. Pas de risque. Si, encore un : j’ai beaucoup d’arums sauvages dans mes sous-bois et l’endroit où Pauline a planté les plants d’ail des ours l’an dernier est entouré ou même envahi d’arums. Il faut veiller à cueillir les feuilles une par une pour ne pas arracher en même temps des feuilles d’arums,  mais les formes ne sont pas du tout semblables, évasées pour les arums, effilées pour les aux des ours.

Pour reconnaître l’ail des ours

Il faut froisser les feuilles pour s’assurer qu’elles ont bien l’odeur de l’ail, très forte et parfumée, et on peut la goûter. Le goût de l’ail est présent.

Pourquoi des ours ?

Parce que cette plante sort de terre à la fin de l’hiver, comme les ours quand ils sortent de leur hibernation. Ça tombe bien, c’est l’époque où je sors aussi de la mienne, où j’écris moins longtemps dans mon lit, où je sors au jardin, où je commence à évaluer les dégâts des tempêtes sur les grands arbres du domaine, où j’envisage ce qui doit être élagué ou abattu, avant la remontée de la sève printanière. L’ail des ours donne de la force, de l’é nergie et des vitamines. Je vais en faire mon miel, comme dirait l’ours.

Salade d’ail des ours

L’an dernier, Martina m’avait apporté une salade d’ail des ours, dont je m’étais régalée, les feuilles taillées en julienne, assaisonnée de sel et arrosée d’huile de tournesol. Très simple, vitaminée et goûteuse.

Ce printemps, j’en fais des salades, soit je les mange seules, soit je les complète d’autres crudités (mâche, salade feuille de chêne ou batavia, ou carottes, ce que j’ai sous la main) ou cuitdités (betteraves rouges).

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Salades de fin d’hiver : houmous maison et ail des ours

Salade d’ail d’ours à la lyonnaise

J’ai gardé de mes séjours en Haute-Savoie autrefois, en périodes d’hiver, le souvenir des salades lyonnaises. Hier, j’ai accommodé mes feuilles d’ail des ours avec ce qui me restait de mâches (du panier AMAP partagé par les voisins) avec un œuf mollet coulant à souhait et un reste de lard rôti (plat culturel dans cette partie de la Bretagne, auquel je sacrifie de loin en loin).

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J’ai mélangé bouquets de mâche et feuilles d’ail des ours, un peu lacérées, arrosées d’un peu de vinaigrette moutardée. J’ai cassé l’œuf dans une eau frémissante vinaigrée. Une minute à deux, pas plus, en reformant le blanc autour du jaune. J’ai laissé l’œuf dans l’eau hors du feu, le temps de faire sauter rapidement le lard rôti et les croutons déjà prêts (j’en ai toujours d’avance, faits avec du pain sec, passé au four avec un peu d’huile d’olive).

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J’ai versé le lard et les croutons sur la salade de mâche et ail des ours, puis j’ai séché l’œuf sur un papier absorbant avant de le poser délicatement sur l’assiette. J’ai ouvert l’œuf. Il a coulé comme la source du monde.

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Plateau dehors au soleil sur la terrasse, comme 345 jours par an minimum, avec un petit merlot. Tranquille. Bonheur simple.

Pesto d’ail des ours

Comme j’avais cueilli toute les belles feuilles de mon carré d’ail des ours au fond de la prairie, avant que la floraison se fasse, j’ai fait un pesto avec le reste.

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Les ingrédients du pesto

J’ai suivi la recette de mon amie allemande, artiste-peintre de Francfort, Pauline le Theix, en changeant les ingrédients suivant les ressources de mes placards. Elle utilise des noix, je n’avais que des noisettes, ça va bien quand même. On peut utiliser aussi des pignons comme dans le pesto de basilic.

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Mixage du pesto à la moulinette Moulinex

Deux pleines mains de feuilles, une à deux gousses d’ail, de l’huile de tournesol (ou d’olive, selon les goûts), du fromage dur râpé genre Gran Padano. J’avais du parmesan râpé, ça va bien aussi. J’ai mixé l’ensemble et j’ai mis dans deux petits pots. Je les ai couverts d’huile pour protéger la surface de l’oxydation. Je les garde au frigo, car je vais les manger rapidement.

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Conservation

On peut aussi congeler ce pesto dans des portions individuelles comme des bacs à glaçons.

 

Attention à ne pas confondre

Ressemble au muguet et aux colchiques. Vérifier que la plante a l’odeur et le goût de l’ail. Nervures parallèles de la feuille allongée.

Pour les végérariens

Bien sûr, la salade est aussi délicieuse sans lardons. On peut remplacer par des fruits secs, des noix, des noisettes.

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L’hiver est fini. Faites le plein de vitamines avec les salades naturelles ! Bon appétit printanier !

Gaelle Kermen,
Kerantorec, 1 avril 2017

P.S. 26 avril 2017

L’ail des ours est en fleur. De jolies petites sommités étoilées, délicates à la vue, aillées au goût, parfument agréablement les salades printanières.

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  • Certaines plantes protégées ne doivent pas être arrachées pour être plantées ailleurs. Les jardinier(e)s ont beaucoup de mal à se priver de prélever des boutures pour acclimater de nouveaux plants chez eux. Ce n’est pas toujours une bonne idée : j’ai rapporté il y a onze ans un morceau d’une branche de saule lors d’une promenade au Manoir de Kernault, près de Quimperlé, 29300, au bord d’un ruisseau. Je crois que je vais devoir couper ce saule qui a pris et est maintenant trop proche de ma petite chaumière. La force de la nature m’impressionne toujours. Un simple bout de bois vivant de quinze centimètres est devenu un arbre de plusieurs mètres, pourtant je l’ai soigneusement taillé chaque hiver…
  • Les vertus de l’ail des ours
  • Pauline le Theix sur Pinterest

Recette des meringues maison

Les meringues sont mon pêché mignon. Pourtant, je ne suis pas très gourmande de sucré et je n’ai pas l’habitude de grignoter ni d’avoir besoin de sucreries pour me sentir mieux. Mais les meringues sont un peu addictives. J’ai longtemps rêvé de savoir en faire, sans trop y croire, car je ne suis pas une cuisinière très douée, contraitement à beaucoup de blogueuses culinaires ou pâtissières. Moi, je cuisine parce que je dois me nourrir et que j’ai très faim quand j’arrête l’écriture matinale. Je prévois donc dans la semaine une après-midi ou deux de cuisine pour avoir des plats d’avance. J’aime que les aliments soient bons, sains et simples à cuisine. Je ne donne dans ce blog de mes chantiers que des recettes que tout le monde est capable de faire.

Il se trouve que j’ai réussi plusieurs fois à faire de bonnes meringues. J’ai fini par noter ma recette. Mes recettes sont issues de mon abondante bibliothèque culinaire héritée de ma grand-mère restauratrice, de ma mère nourricière de famille nombreuse et de souvenirs qui reviennent de conseils donnés par ma maman ou son amie de pension, la gastronome Simone Morand. Là, c’est une phrase de Mammig qui est revenue : « Les meringues doivent dessécher longtemps, si possible toute une nuit. »



Ingrédients

  • 4 blancs d’œufs
  • 140 g de sucre blanc très fin (Daddy à pâtisser)

Ustensiles

  • Robot pâtissier de 1 à 5 sans protection pour pouvoir mettre le sucre par cuillerée, avec son outil Fouet
  • Four chauffé à 90 ou 100° (j’ai fait les meringues après avoir fait cuire du pain et un feuilleté salé)
  • Cuillère en bois pour garder la porte ouverte afin d’évacuer la vapeur
  • Plaque couverte d’une feuille de papier sulfurisé
  • Poche à douille et douille à meringue
  • Boite en fer pour conserver les meringues


Temps de préparation :
15 à 20 minutes

Temps de cuisson : 2 heures à 90/100° (surveiller la température du four) et desséchement toute la nuit

Préparation

J’ai sorti assez tôt les blancs d’œufs du congélateur où je les avais remisés lors de précédentes préparations d’œufs sans les blancs. Je les ai mis dans le bol du robot pâtissier.

J’ai appuyé sur 1, doucement, puis 2, puis 3, puis 4, enfin. Quand les blancs commencent à monter, j’ajoute une cuillerée de sucre très fin. Je laisse bien intégrer le sucre avant d’en ajouter une autre. La texture devient très fine. J’ai arrêté quand elle me semblait assez ferme.

Le fouet relevé montrait un appareil faisant le bec. J’aurais pu battre encore un peu plus. J’ai eu l’impression que mon appareil était un peu trop liquide. Pourtant le résultat est bon. Affaire d’appréciation et d’habitude, que je n’ai pas vraiment.

J’ai mis l’appareil dans la poche à douille, je manque de pratique et suis assez malhabile, mais ça a marché quand même. Faut pas se décourager. J’ai fait des tas comme j’ai pu. Ça n’a pas la régularité des pâtissiers, qui sont des maîtres en leur art. C’est du fait maison. Du moment que c’est bon, ça me va. Et c’est bon.

Cuisson

J’ai mis la plaque au four chaud à 90°/100°. J’ai mis une cuillère en bois pour tenir la porte ouverte. J’ai laissé deux heures. Les meringues étaient bien blanches, déjà décollables. Je les ai laissées en place, toute la nuit, après avoir éteint le feu.



Résultat

Les meringues sont comme je les aime, craquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur. J’ai mis moins de sucre que dans la recette trouvée dans un livre de pâtisserie que j’ai dans ma bibliothèque culinaire. La recette donnait deux cents grammes pour quatre œufs. En diminuant, j’ai un résultat qui me convient mieux. On se déshabitue vite de manger trop sucré. Voilà, je les ai mises dans une boite en fer, pour les conserver quelques jours. Simple et efficace !


Pas de gaspillage

Cette recette permet d’utiliser les blancs d’œufs dont on n’a pas besoin pour certaines préparations. Je suis toujours choquée de voir jeter les blancs d’œufs dans l’évier. Depuis que j’ai un congélateur, je les mets dans un pot à yaourt et je les conserve jusqu’à en avoir assez pour faire des meringues. Quatre, c’est une bonne dose.

Un délice ! Bon appêtit !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 22 mars 2017

Simone Morand, Gastronomie bretonne, Flammarion, 1965

Recette inspirée de la recette des têtes de nègre, partie meringue, de la brochure Tout savoir sur les desserts du CEDUS (centre d’étude et d’utilisation du sucre), Paris, 10-61.

Rentrer du bois pour l’hiver : cahier de chantier 2016

Rentrer du bois est une nécessité avant la mauvaise saison quand on habite à la campagne et que deux poêles sont la principales source de chauffage d’une grande chaumière bretonne.

Depuis des années, je n’avais plus pu vraiment acheter du bois faute de moyens financiers suffisants. Je tronçonnais moi-même mon bois, il fallait le laisser sécher et je n’avais jamais assez de piles de bois secs devant moi, pour mon confort d’esprit et de corps. Aussi, souvent je passais l’hiver en haut dans ma chambre, pour économiser le bois.

Mais depuis que j’ai fait de nombreux aménagements dont j’ai fait le bilan fin 2014 sur ce blog, j’ai envie de profiter de ma maison et pas seulement de ma chambre et d’un coin studio où je peux faire du café et du thé et réchauffer une soupe.

Il y a un an, une rentrée d’argent imprévue m’avait permis de faire livrer une palette de bûches de chêne de 30 cm par Bretagne multi-energies. Cette année, vivant enfin plus confortablement que ces dix dernières années, recevant encore une somme d’argent imprévue dans le budget, j’ai pu commander deux palettes. Une de chêne, charme et hêtre des forets bretonnes, une de bûches densifiées de chênes, un test après avoir testé des bûches densifiées dont la provenance venait de résineux sans origine garantie.

L’idée des bûches densifiées ou des pellets me plaît bien, parce que ce sont des branches broyées après le débit des troncs d’arbres et compressées. On utilise donc maintenant ce qui autrefois était laissé sur place ou, pire, brûlé, pour faire propre. Recycler ces déchets est donc une excellente démarche écologique.


Voici le récit de mon aventure récente de rangement de bois près des poêles et le stockage dans la petite chaumière, par des extraits de mon Cahier de Chantier 2016.


Livraison des palettes de bois

Dimanche 27 novembre 2016 7h50 lit dictée iPhone

J’ai donc été livrée d’une tonne et demie de bois hier matin : une tonne de bois densifié de chêne et une demi-tonne de bûches de chênes.

J’en ai déjà rangé 500 kg, c’est beaucoup plus que ce que je pensais pouvoir faire toute seule. Gwenaël, mon voisin, devait venir m’aider, mais je ne l’ai pas vu et je ne l’ai pas attendu, j’ai voulu profiter du temps sec pour commencer les rangements.

J’ai calibré chaque brouette avec trois paquets de cinq bûches, soit environ trente kilos. Lorsque je fais de la maçonnerie, je sais que je ne peux pas transporter plus de quarante kilos. Là, je sens que je ne ferais pas grand chose si je chargeais trop la mule, en l’occurrence ma brouette.

J’ai rempli tout ce qui était possible en bois densifié et bûches de chêne dans le bureau, j’ai fait une partie du rangement du bois densifié dans le salon et j’ai préparé le chantier de la petite chaumière en répartissant le coin des bûches et le coin du bois densifié.

Stockage des bois

Je ne sais pas combien de mètres j’ai fait dans ces allers et retours et je vais mesurer aujourd’hui avec Cyclometer, l’application qui me sert à mesurer mes courses à vélo.

Ce matin, je sens les courbatures dans les jambes et un peu dans les bras, mais moins que je ne le craignais. Ça m’a fait du bien cet exercice et j’ai hâte de le recommencer tout à l’heure. D’autant qu’il fait un beau temps sec, le ciel est sans nuage et le vent léger va bien sécher tout ça.

Je suis descendue assez tôt pour faire le feu dans le salon, il fait 17° en bas dans la cuisine et c’est agréable. J’ai déjeuné au coin du feu, il faisait bon. Je suis rassurée d’être enfin parée pour l’hiver s’il fait froid. Ce que j’ai rentré hier va me permettre d’avoir toujours un feu bien alimenté, bien vif. En ajoutant le bois que j’ai coupé moi-même il y a un an et demi et deux ans, j’aurai trois bois différents dans chaque flambée, garantie d’un feu équilibré et durable.

Je crois bien que c’est la première fois de ma vie que je peux envisager un hiver sans souci de chauffage. Jusqu’ici c’était toujours du bricolage. Cette fois, j’ai du bois bien sec, du bois qui donne tout son potentiel calorifère, du bois prêt à être mis dans le poêle. En tout cas j’apprécie cette sécurité d’avoir une maison qui rayonne une douce chaleur, sans trop.
21h20 lit dictée iPad J’ai rangé tout le bois densifié dans le salon et la petite chaumière. J’ai un peu mal aux bras, mais j’ai surtout très mal aux jambes. Demain je finirai quand même de ranger les bûches, leur place est préparée entre le mur d’entrée et le tas des paquets de bois densifié.


Lundi 28 novembre 2016 18:04 Mac mini bureau

Tout le bois est rangé à sa place. Les deux palettes sont dégarnies et vont me servir pour ma clôture future.

J’ai fait les calculs de ce que j’ai déplacé en cinq heures sur trois jours, sans me faire mal.

Cyclemeter, d’habitude utilisé pour mes courses à vélo, cette fois pour mes transports de bûches à la brouette

Cette fois, j’ai branché Cyclemeter et j’ai le résultat de ma course à brouette. J’ai transporté 7 brouettes et fait 2,14 km pendant 45 minutes, une moyenne horaire de 2,73 km, c’est en effet ma moyenne lorsque je tonds la prairie.

J’ai fait quatre heures et demi de transport de bûches depuis samedi matin. J’ai donc parcouru 12,30 kilomètres. Mine de rien, c’est comme si j’étais à Quimperlé à pied ! je ne me croyais pas capable de marcher si longtemps. Bon, d’accord, j’ai mis deux jours et demi pour faire ça, c’est pas un record !

Je continue mes calculs d’apothicaire.

J’ai fait 7 brouettes en 47 minutes, soit 9 brouettes à l’heure, j’ai donc charrié au moins 42 brouettes d’un poids entre 30 et 40 kg. Au total j’ai déplacé un poids entre 1260 kg et 1680 kg. Et pour déplacer du bois, il faut porter une fois les bûches jusqu’à la brouette en les soulevant du tas, puis avancer la brouette jusqu’à la porte du stockage choisi, enfin il faut reprendre les bûches dans les bras et les emporter jusqu’au point de stockage. Là, ça commence à donner le vertige. J’ai dû porter dans mes bras, soutenue par mes jambes, disons une fois et demi le poids initial déplacé, entre 3150 et 4200 kg ! Je suis bien plus forte que je le crois.

17:52 Le bois est rangé. Sur trois jours, en cinq heures, j’ai déplacé une tonne et demi de bois. Je suis assez fière de moi, car je ne me suis pas fait mal. J’ai quelques courbatures, mais rien de grave, et si je continue à travailler dehors, ces exercices seront considérés comme de l’échauffement.


Mardi 29 novembre 10h37 lit dictée iPad

Ce matin était le premier matin froid, avec température sans doute au-dessous de zéro, car l’eau d’un petit bol est gelée ce matin.

J’ai aussi rentré le petit salon en fonte et je l’ai mis dans le coin des bûches près du poêle qui chauffe bien maintenant. Je vais voir si c’est agréable de prendre un café là ou une tasse de thé avec un ami.

Salon de jardin au coin du feu

J’ai mis deux pains à lever près du poêle, du pain fait avec de la farine semi-complète type 110, je teste.
Comme je sens quand même les courbatures un peu partout je suis montée me recoucher un peu. Mais le soleil est là, il fait froid et beau. C’est le temps parfait pour aller faire du nettoyage sur le domaine.
Je vais aussi faire deux ou trois brouettes de bois de palme rangé sur le parking afin d’avoir les trois sortes de bois à brûler dans les poêles.

Quand je regarde mon domaine, je suis fière de moi, c’est magnifique et je me sens bien à ma place dans cette harmonie entre les éléments humains et naturels.

17:33 Il va faire froid cette nuit, j’ai bien chargé les deux poêles. Le ciel est clair. Le soleil se couche. Et moi, je vais fermer l’ordinateur pour monter déjà me préparer pour la nuit, comme le soleil.

Écrire au coin du feu en hiver les pieds en l’air

Gaelle,
Kerantorec, le 8 décembre 2016


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Gaelle Kermen tient ses cahiers de chantier pour les publier en numérique. Elle est l’auteur des guides pratiques francophones, Scrivener plus simple pour Mac, Windows et iOS, publiés sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

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Recette : un sorbet aux kiwis

Recette : un sorbet aux kiwis (apéritif ou dessert)

C’est la saison de la récolte des kiwis. Les kiwis se sont bien acclimatés en Bretagne. Les jardiniers qui ont eu la bonne idée de planter au moins deux plants, un mâle et une femelle, dans leur jardin, ne manquent pas de vitamines en hiver.

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Personnellement, j’aime beaucoup le kiwi en sorbet.


Ingrédients :

6 gros kiwis ou 10 petits
2 citrons
50 g de sucre


Je laisse la cuve de la sorbetière au bas du congélateur, pour la tenir prête à de futurs sorbets selon les fruits de saison.

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J’ai pris six kiwis mûrs, je les ai pelés, découpés en petits morceaux, mis à la casserole avec le jus d’un citron, cinquante grammes de sucre seulement.
J’ai fait rapidement pocher, ça a rendu du jus en faisant bien fondre le sucre.
J’ai laissé refroidir avant de mixer et j’ai mis au frais.

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Il est bon de passer l’appareil au chinois pour enlever un peu de grains. Il en passera toujours, sauf si on ajoute une mousseline.

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Ensuite j’ai sorti la cuve, j’ai inséré le bloc moteur dans le couvercle, j’ai fixé la pâle, j’ai posé le couvercle en le fixant dans les encoches des côtés (pas très pratique à manipuler sans anse, sur la sorbetière Lagrange).

J’ai laissé prendre 40 minutes. On peut faire moins, il faut surveiller la texture pour la garder légère.

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La texture et le goût ont fait l’unanimité, en entrée pour moi, en dessert pour les autres.

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Idée : j‘aime ce sorbet de kiwi en apéritif avec du guacamole. Les couleurs de l’avocat et des kiwis se marient bien entre elles, ainsi que leurs saveurs. Je le sers désormais en apéritif avec un vin rosé ou un blanc du Gers, genre tariquet premières grives.

J’avais aussi trouvé un vin du Poitou, poivré, qui allait parfaitement avec le sorbet de kiwi et le guacamole. Hélas, je n’en ai pas noté le nom.

Bon appétit et belles fêtes ! Un sorbet de kiwi est rafraîchissant après des agapes !

Gaelle,
Kerantorec, le 4 décembre 2016

P.S. Dans une barquette de kiwis du commerce, j’avais trouvé une cuillère-couteau très pratique, pour couper en deux un kiwi et le manger à la coque, ou encore pour le peler, car la cuillère enlève moins de pulpe que le couteau-éplucheur.

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P.S. 2 Un petit truc important pour que le sorbet prenne bien. Il faut que tout soit très froid, l’appareil mis à rafraîchir après le mixage et le tamis, la cuve de la sorbetière et… les récipients dans lesquels vous allez présenter votre sorbet. Bon appétit !

Essai de bouturage de rosier dans une pomme de terre

Août est la période des boutures des rosiers et autres plantes ligneuses, quand elles sont dites “aoûtées”.

Quand j’étais étudiante en sociologie, j’avais trouvé, dans les revues de ma grand-mère des années trente, qui m’avait inspiré le sujet de ma maîtrise (La presse féminine dans les années trente), un papier écrit par Colette  à ce sujet et je n’avais jamais oublié la leçon ni la date.

Je crois me souvenir que Colette utilisait le sable pour les bouturages. Et elle recommandait de bien nettoyer les rosiers des fleurs fanées.

Ici je vais expérimenter une autre formule de bouturage de rosier dans une patate que j’ai aperçue sur l’Internet, sans savoir où, le genre d’images qu’on voit passer et dont l’idée revient au moment opportun.

Voici ce que j’ai fait ce matin au lever du soleil après avoir nettoyé mon vénérable rosier ancien anglais pour en tirer un bouquet d’anniversaire à l’intention de mon petit voisin Sacha qui a un an aujourd’hui.

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J’ai taillé une bouture, sous un talon plus un oeil. J’ai pris une pomme de terre et j’ai enfoncé la bouture dans la chair.

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Puis j’ai mis l’ensemble dans un petit pot bien drainé.

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Et voici les roses que j’espère reproduire. Un de mes amis a réussi à bouturer une rose que je lui avais offerte avec la méthode habituelle de bouturage, mais il a la main verte. Jusqu’ici je n’avais pas réussi, cette fois, j’espère avoir un meilleur résultat.

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Un essai simple et facile.

Belles boutures !

Gaelle Kermen
Kerantorec, 24 août 2016

Post Scriptum : c’est le premier article que je prépare sur l’application Scrivener pour iPhone et iPad que je suis en train de tester. Je le retravaille sur la version du logiciel Scrivener de bureau sur Mac. Bientôt des articles sur mon blog d’écriture.

20 novembre 2016

Post Scriptum 2 : l’essai n’est pas du tout concluant pour reproduire un rosier. L’idée était belle, mais irréaliste. Par contre je devrais avoir de belles patates primeurs si je replante mes plants dans un endroit protégé pour l’hiver.

rosier-patates

22 mars 2017

Post Scriptum 3 : j’ai un peu oublié tout ça, j’avais rentré le pot des herbes à l’abri pour hiver,  mais ce printemps, j’ai en effet quelques pommes de terre primeur à côté de la tige séchée du rosier.

Faire son lait d avoine maison

Comment faire soi-même son lait d’avoine et en faire des yaourts

Cahier de chantier
Samedi 18 juin 2016 12:44
Je viens de faire du lait d’avoine, suivant ce blog : comment fabriquer son lait d’avoine maison en quelques minutes.

C’est mon ami paysagiste et poète québécois de longue date, Robert F. Robert, qui m’a donné envie de faire ça. Un de ses amis lui demandait la recette. C’est la même que dans le blog.

Lait d’avoine maison

Il me restait un fond de flocons d’avoine de l’hiver, occasion d’essayer.

J’ai pesé les flocons : 62 g, j’ai ajouté 62 cl d’eau, j’ai mixé, en deux fois, j’ai passé dans une mousseline, j’ai bien appuyé pour faire sortir le lait, j’ai mis dans une petite bouteille d’eau, gardée au froid du frigo.

J’ai bu ce qui restait. Pas trop de goût, je n’ai rien mis en plus de l’eau, ni sel, ni sirop.

Lait d'avoine maison pas cher
Pesée des flocons dans le blender selon la base de proportion de 100 g de flocons par litre d’eau © gaellekermen 2016
Lait d'avoine maison pas cher
Deuxième mixage du mélange eau et avoine au mixeur-blender © gaellekermen 2016
Lait d'avoine maison pas cher
Tamis du lait d’avoine ©gaellekermen2016
Lait d'avoine maison pas cher
Reste de flocons et lait d’avoine pas cher ©gaellekermen 2016

On pourrait utiliser les restes des flocons dans du pain.

Yaourt au lait d’avoine

J’ai fait du yaourt avec le lait d’avoine puisque je n’avais plus de lait et du yaourt de brebis. Ça a très bien marché.

Lait d'avoine maison pas cher

La texture est du genre de celui de la préparation Sojasun. Pas désagréable.

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Le petit lait est allé dans une pâte à pain. IMG_7713

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Album des photos sur Flickr

Lait d'avoine maison pas cher

Bon appétit !

Gaelle Kermen
Kerantorec, 5 juillet 2016

 

Sur la yaourtiere Figuine

Mon article ancien sur la yaourtière Figuine est un des plus lus sur mon blog de chantier Kerantorec.

L’article date d’avril 2010. Je vais ici lui donner un complément, plus de six ans après.

Ma fidèle yaourtière a coupé son courant il y a peu. Comme ça, d’un coup, elle ne s’alimentait plus. Finie la petite lumière chaleureuse ! Finie la petite musique de fin de nuit !

Bien sûr, j’ai eu l’idée de regarder si je ne pouvais pas la démonter et vérifier ce qu’elle avait dans le ventre. Mais les rivets en triangle sont inconnus des têtes de mes nombreux tournevis pour microinformatique.

Alors j’ai essayé autre chose et ça a bien marché. Voilà pourquoi je le partage avec vous.

J’ai fait mon mélange habituel lait entier et yaourt de brebis dans le bac d’un litre de la yaourtière, j’ai passé l’ensemble au micro-onde pendant une minute trente.

Pendant ce temps, j’avais fait bouillir un peu d’eau que j’ai mise dans le fond de la yaourtière Figuine.

J’ai posé le bac d’un litre rempli du mélange chauffé dans la yaourtière en appuyant doucement pour enlever toute l’eau superflue (sur le bac de l’évier).

eau chaude dans yaourt

J’ai couvert du grand couvercle en plastique transparent et j’ai protégé avec une couverture à théière que j’utilise pour les yaourts. La yaourtière est restée ainsi pendant la nuit.

couverture de theiere

Le matin, près de douze heures plus tard, le yaourt était pris, impeccable, lisse, bien ferme.

Yaourt bien lisse

La yaourtière Figuine est suffisamment bien isolée pour servir de yaourtière sans électricité. Elle garde la température apportée pendant le passage au micro-onde.

Un essai concluant avec du lait d’avoine maison

J’ai fait aussi l’essai avec un yaourt de brebis et du lait d’avoine maison parce que je n’avais plus de lait, et ça a aussi très bien marché. Ce sera l’objet d’un autre article.

Bon appétit et bel été !

Gaelle
Kerantorec, 25 juin 2016

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portraitGaelleKermenparAnaLDS
Gaelle Kermen prépare la publication numérique de ses cahiers de chantier en bricolage, jardinage, cuisine simple.

Elle est l’auteur de Scrivener plus simple, pour Mac et pour Windows publié sur toutes les plateformes numériques par ACD Carpe Diem, 2016.

Amazon : format .mobi pour Kindle, Fire et application pour ordinateurs

Smashwords : format .epub (iPad et tablettes Android), .mobi (Kindle), PDF, LRF (Sony eReader)

Un mini potager en Bretagne sud : tableau d’association des légumes

Début le 3 juin 2016

Il fait beau en Bretagne en ce mois de juin. Chose étonnante, la terre est sèche. Alors que partout ailleurs il pleut.

Je suis en correction du deuxième guide Scrivener plus simple, dans la Collection pratique Guide Kermen, cette fois la version pour Windows. Je n’ai pas beaucoup de temps pour m’occuper du jardin. Je me borne à faire le minimum, tailler ce qui dépasse ou sèche, et c’est déja très beau.

Pourtant, un potager, c’est la base de l’autonomie et de l’indépendance, qui sont les maîtres-mots de ma vie.

Alors je viens de nettoyer une parcelle de deux ou trois mètres carrés juste en face de la porte de la cuisine, prônant ainsi une grande paresse ou une fraîcheur maximale dans la gestion de mes futurs légumes et aromatiques.

Mon voisin-cousin m’a apporté des plants de poireaux, le genre de légumes qui ne demande aucun soin et reste en terre toute l’année. Indispensable à mes soupes ou bouillons quotidiens, chauds en hivers, froids en été. Va donc pour le poireau.

Les dernières pommes de terre ont germé dans leur sac. Je vais dons les planter aussi.

J’ai aussi six beaux plants de choux qui attendent dans une jardinière que je les plante au bon endroit, en face de la cuisine. Le choux c’est aussi indispensable dans les soupes, ou si jamais j’avais mal aux genoux en cataplasme.

Et la grande question se pose au moment de mettre ces trois premiers légumes en terre : vont-ils bien ensemble ? J’ai le souvenir malheureux d’avoir mis une année des tomates et des pommes les unes près des autres et le mildiou avait bien ravagé mes plantations.

Heureusement, je suis devenue une femme bien organisée et je retrouve sur mon Mac mini le tableau fait il y a des années sur mon iMac 98 des associations de légumes au potager.

Le voici, ça peut aussi vous être utile.

association de legumes au potager
Tableau des légumes associés au potager

Patates et choux vont bien ensemble (feux verts).

Rien n’est contre-indiqué pour le poireau (carrés blancs). Je pourrai y mettre de l’ail et semer des carottes, des bettes et du céleri. Surtout pas de haricot (carré rouge)!

Je pourrai semer des radis autour des choux. Des épinards près des patates.

C’est parti pour une nouvelle saison potagère. Bien sûr, les légumes ne seront arrosés qu’au repiquage, par les cuvettes d’eau récupérées dans l’évier, puis selon leurs besoins, comme les potées de terrasse.

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Patates germées coupées, plants de choux et de poireaux à repiquer
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Au fond deux petites rangées de patates plantées bien profondément et devant quatre plants de choux.

Pour télécharger le tableau sur votre ordinateur en PDF, c’est ici :

Tableau-Assoc-Legumes

J’avais fait ce tableau lorsque je faisais un vrai potager, important et suivi, en prenant des notes sur les livres lus ces années-là et en tenant compte de mes propres observations.

Bon potager !

Gaelle Kermen,
Kertantorec, le 3 juin 2016


Suite le 10 juin

La suite du mini potager : des semis

Enfin la pluie est arrivée, libérant l’étouffement des dernières heures, après des jours de bonne chaleur et sécheresse (alors que le reste de la France souffrait d’inondations). Il va être possible de semer quelques graines restant dans mes archives potagères : persil, radis et épinards.

Je consulte mon tableau pour décider de la place des semis selon les associations ou répulsions de chaque plante du potager.

Les épinards iront bien avec  les pommes de terre au fond, sans trop de soleil, sous la mi-ombre des bosquets autour.

Les radis iront bien avec les choux.

Le persil va aller devant, en bordure.

La terre est bien chaude, elle vient d’être humidifiée par la pluie bienfaisante d’été, elle sera nourricière.


Blog auteur : https://gaellekermen.net/