Recette de glace au yaourt maison et aux mures du talus

Recette de glace au yaourt maison et aux mûres du talus

Ingrédients

  • 285 g de mûres sauvages (c’est tout ce que j’ai réussi à cueillir, tant c’est fastidieux et dangereux, je passe mon temps à avoir des épines dans les doigts, même avec des gants, qui sont toujours percés au bout !)
  • 140 g de sucre
  • 2 yaourts bio ou maison


Ustensiles

  • 1 pichet pour le jus
  • 1 chinois pour passer le jus et fruits
  • 1 sorbetière Lagrange
  • Des ramequins pour faire des portions individuelles plus faciles à servir que des glaces extraites d’un grand bac comme dans le commerce. Les industriels mettent des adjuvants que je ne mets pas.

Procédure

La veille

Je cueille les mûres sans me prendre trop d’épines. Je les pèse et les couvre de la moitié du poids en sucre cristallisé.

Je laisse macérer au frais. Du jus commence à sortir.

Je fais crever les fruits dans une casserole pour que le jus sorte encore plus. Ou au micro-ondes, je les passe deux fois 2’5, soit cinq minutes.

Je verse l’ensemble fruits et jus au chinois en poussant avec un pilon.

Je garde les fruits pour aromatiser des yaourts ou comme hier agrémenter un porridge préparé dans l’Instant Pot qui a un programme pour ça. Recette plus bas.

Je laisse refroidir le sirop de mûres obtenu pendant que la cuve de la sorbetière reste au congélateur. Une nuit pour moi. Et je mets les récipients pour les glaces aussi à refroidir au congélateur.

Le jour du turbinage

« Une glace est toujours meilleure quand elle vient d’être turbinée. »

C’est ce que disait Christian Millau, le célèbre critique gastronomique qui vient de mourir, dans les années 70 aux débuts de la revue Le Nouveau Guide Gault-Millau dont ma sœur était secrétaire de 1969 à 1972. Je n’ai jamais oublié le conseil entendu à la radio quand j’étais étudiante et gagnais des sous en écrivant des enveloppes pour les abonnements de la revue avec toute la famille et les amies. Les listings des adresses étaient en bandes perforées, mais on écrivait les adresses à la main, c’était très chic encore !

Grâce au Guide, ma sœur était logée dans un appartement agréable au sixième étage du 10 rue du boulevard Poissonnière, à côté du journal L’humanité, avant qu’il déménage rue du Colonel Fabien. Elle me faisait la grâce de m’y héberger quand j’étais à la Fac de Vincennes. C’est là que j’ai écrit Aquamarine de 69 à 72 et que j’ai rempli de nombreux cahiers, tant la vie alors était intense et passionnante.

Donc, après une pensée émue pour Christian Millau qui nous avait bien intéressés à la gastronomie et aux bons produits (nous en avions souvent à la maison, restant des dégustations faites pour le journal), je sors le pichet du jus de mûres en sirop et j’ajoute deux yaourts.

Je mélange bien à la cuiller en bois ou au fouet. Inutile de salir le bol du blender ni même un fouet pour mixer plus finement l’appareil, les pales de la turbine vont se charger de bien mélanger le tout au cours du turbinage.

J’allume la sorbetière. La mienne est une Lagrange, elle affiche 40 minutes. Les pâles tournent. Je verse alors l’appareil du pichet dans le trou de la sorbetière.
Je pars faire autre chose, car j’ai toujours beaucoup de choses à faire sur mon domaine ou au bureau, là je devais finir des corrections par Antidote sur le roman d’une amie à qui j’ai prêté mon bureau depuis avril pour qu’elle le retravaille.

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Je reviens quarante minutes plus tard et c’est prêt. Je goûte. C’est parfait pour moi. Pas trop sucré. Pas trop lourd. Pas trop gras. Savoureux comme je l’espérais. Avec une texture parfaite comme je l’aime.

Je sors les petits ramequins réfrigérés et je verse des portions de crème glacée aux mûres du talus.

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Je garde un ramequin pour mon déjeuner au freezer le temps de dresser ma table. Tous les autres sont déjà mis au congélateur, deux par deux, pour ne pas les laisser trainer à l’air libre dehors. Je les sortirai assez tôt avant un déjeuner entre ami-e-s pour qu’ils ne soient pas trop durs et reprennent fière allure.
C’est un sorbet aux yaourts et aux fruits de saison vraiment simple à faire et réussir.

Recette du porridge à l’Instant Pot

Proportions

On mesure une tasse de flocons d’avoine pour une tasse et demi de lait dans un récipient allant au bain-marie, on pose ce récipient dans la cuve inox de l’Instant Pot où l’on a versé deux verres d’eau.

porridge du Comptoir irlandais

Cuisson

On allume l’Instant Pot, on appuie sur le bouton Porridge, on part faire autre chose. On revient, c’est prêt et chaud, ça n’a pas brûlé et on n’a pas de casseroles à laver ou à récurer.

porridge Instant Pot

 

Et voilà le porridge avec les mûres récupérées. En cuisine plus simple :

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Lavoisier d’après AnaxagoreIMG_4481

Bon appétit et bel été !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 15 août 2017


Sur Christian Millau et le guide gastronomique Gault et Millau

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Millau

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Recette des meringues maison

Les meringues sont mon pêché mignon. Pourtant, je ne suis pas très gourmande de sucré et je n’ai pas l’habitude de grignoter ni d’avoir besoin de sucreries pour me sentir mieux. Mais les meringues sont un peu addictives. J’ai longtemps rêvé de savoir en faire, sans trop y croire, car je ne suis pas une cuisinière très douée, contraitement à beaucoup de blogueuses culinaires ou pâtissières. Moi, je cuisine parce que je dois me nourrir et que j’ai très faim quand j’arrête l’écriture matinale. Je prévois donc dans la semaine une après-midi ou deux de cuisine pour avoir des plats d’avance. J’aime que les aliments soient bons, sains et simples à cuisine. Je ne donne dans ce blog de mes chantiers que des recettes que tout le monde est capable de faire.

Il se trouve que j’ai réussi plusieurs fois à faire de bonnes meringues. J’ai fini par noter ma recette. Mes recettes sont issues de mon abondante bibliothèque culinaire héritée de ma grand-mère restauratrice, de ma mère nourricière de famille nombreuse et de souvenirs qui reviennent de conseils donnés par ma maman ou son amie de pension, la gastronome Simone Morand. Là, c’est une phrase de Mammig qui est revenue : « Les meringues doivent dessécher longtemps, si possible toute une nuit. »



Ingrédients

  • 4 blancs d’œufs
  • 140 g de sucre blanc très fin (Daddy à pâtisser)

Ustensiles

  • Robot pâtissier de 1 à 5 sans protection pour pouvoir mettre le sucre par cuillerée, avec son outil Fouet
  • Four chauffé à 90 ou 100° (j’ai fait les meringues après avoir fait cuire du pain et un feuilleté salé)
  • Cuillère en bois pour garder la porte ouverte afin d’évacuer la vapeur
  • Plaque couverte d’une feuille de papier sulfurisé
  • Poche à douille et douille à meringue
  • Boite en fer pour conserver les meringues


Temps de préparation :
15 à 20 minutes

Temps de cuisson : 2 heures à 90/100° (surveiller la température du four) et desséchement toute la nuit

Préparation

J’ai sorti assez tôt les blancs d’œufs du congélateur où je les avais remisés lors de précédentes préparations d’œufs sans les blancs. Je les ai mis dans le bol du robot pâtissier.

J’ai appuyé sur 1, doucement, puis 2, puis 3, puis 4, enfin. Quand les blancs commencent à monter, j’ajoute une cuillerée de sucre très fin. Je laisse bien intégrer le sucre avant d’en ajouter une autre. La texture devient très fine. J’ai arrêté quand elle me semblait assez ferme.

Le fouet relevé montrait un appareil faisant le bec. J’aurais pu battre encore un peu plus. J’ai eu l’impression que mon appareil était un peu trop liquide. Pourtant le résultat est bon. Affaire d’appréciation et d’habitude, que je n’ai pas vraiment.

J’ai mis l’appareil dans la poche à douille, je manque de pratique et suis assez malhabile, mais ça a marché quand même. Faut pas se décourager. J’ai fait des tas comme j’ai pu. Ça n’a pas la régularité des pâtissiers, qui sont des maîtres en leur art. C’est du fait maison. Du moment que c’est bon, ça me va. Et c’est bon.

Cuisson

J’ai mis la plaque au four chaud à 90°/100°. J’ai mis une cuillère en bois pour tenir la porte ouverte. J’ai laissé deux heures. Les meringues étaient bien blanches, déjà décollables. Je les ai laissées en place, toute la nuit, après avoir éteint le feu.



Résultat

Les meringues sont comme je les aime, craquantes à l’extérieur, moelleuses à l’intérieur. J’ai mis moins de sucre que dans la recette trouvée dans un livre de pâtisserie que j’ai dans ma bibliothèque culinaire. La recette donnait deux cents grammes pour quatre œufs. En diminuant, j’ai un résultat qui me convient mieux. On se déshabitue vite de manger trop sucré. Voilà, je les ai mises dans une boite en fer, pour les conserver quelques jours. Simple et efficace !


Pas de gaspillage

Cette recette permet d’utiliser les blancs d’œufs dont on n’a pas besoin pour certaines préparations. Je suis toujours choquée de voir jeter les blancs d’œufs dans l’évier. Depuis que j’ai un congélateur, je les mets dans un pot à yaourt et je les conserve jusqu’à en avoir assez pour faire des meringues. Quatre, c’est une bonne dose.

Un délice ! Bon appêtit !

Gaelle Kermen, Kerantorec, 22 mars 2017

Simone Morand, Gastronomie bretonne, Flammarion, 1965

Recette inspirée de la recette des têtes de nègre, partie meringue, de la brochure Tout savoir sur les desserts du CEDUS (centre d’étude et d’utilisation du sucre), Paris, 10-61.

recette coulant au chocolat

Coulant au chocolat

De Cuisine recette de coulant au chocolat

La recette est simple, facile, rapide à réaliser et fait toujours plaisir. Je l’avais essayée pour l’anniversaire de Célia, le 30 décembre 2010, 21 ans, ça devait se fêter. Nous nous étions régalés mais c’était un peu trop cuit dans un moule normal. J’ai trouvé des cercles en inox et des recettes sur Amazon.

Je fais pré-chauffer le four pendant la préparation.

Ingrédients

90 g de chocolat noir pâtissier
90 g de beurre salé
100g de sucre en poudre
50g de farine
3 oeufs

Ustensiles

1 balance électronique précise
1 saladier
1 cuillère en bois
1 four micro-onde
1 four traditionnel

Préparation

Je casse en morceaux 90 g de chocolat noir pâtissier dans un saladier posé sur la balance, je tare, je fais fondre un peu (2 minutes) au micro-onde, j’ajoute 90 g de beurre salé (ça relève le goût) dans le saladier, je tare, je fais fondre l’ensemble au micro-onde (2 minutes), je mélange le tout, tranquillement, en battant bien.
Toujours sur la balance, j’ajoute 100g de sucre en poudre, je tare, je mélange bien.
Toujours sur la balance, j’ajoute 50g de farine.
Puis hors de la balance, j’ajoute 3 oeufs, en battant bien, l’un après l’autre.

Cuisson à 200° de 6 à 10 minutes

Je protège la lèche-frite du four d’un papier de cuisson.
J’y pose les quatre cercles.

De Cuisine recette de coulant au chocolat

Je verse le mélange directement dans les cercles, mais c’est une erreur, j’eusse dû les chemiser au préalable de papier sulfurisé de cuisson pour un démoulage plus facile.

De Cuisine recette de coulant au chocolat

Normalement, le temps de cuisson est de 6 minutes seulement pour que l’intérieur du coulant soit coulant. Mon four n’est pas tout à fait aux mêmes normes, j’ajoute quatre minutes, jusqu’à ce que le dessus soit pris.

De Cuisine recette de coulant au chocolat

On démoule et on déguste si possible chaud. Mais froid c’est bon aussi.

De Cuisine recette de coulant au chocolat

On peut accompagner de crème anglaise. Nature c’est bon aussi.

© gaelle kermen 2011