Recettes aux fleurs de sureau

J’avais vu sur Instagram une vidéo de Lady Carnavon de Highclere Castle (où est tournée la série Downton Abbey) et je m’étais laissée inspirer par la beauté des fleurs fraiches récoltées par un beau jour d’été en fin de matinée. Recettes de Kéfir; de sirop et de sorbet aux fleurs de sureau

Les recettes sont simples. Le sureau a un goût délicieux, subtil, léger, savoureux. On peut aussi le cueillir, le faire sécher, en faire des tisanes. Les abeilles l’aiment. Le sureau est un arbre magique.

Kéfir aux fleurs de sureau

Pour un litre d’eau déchlorée

• 20 grammes de fleurs de sureau

• 80 grammes de grains de Kefir

• 100 grammes de sucre

2 figues séchées

1 citron

J’ai laissé macérer 48 heures, j’ai filtré puis j’ai mis en bouteilles.

Sirop de sureau

J’avais mis les fleurs restant du Kéfir dans un saladier, couvertes d’eau déchlorée.

La décoction s’est faite à froid pendant trois jours.

Le liquide était odorant, bien coloré.

J’ai ajouté le même poids de sucre.

J’ai donné quelques tours de bouillons pour bien dissoudre le sucre dans la décoction.

J’ai mis en bouteille. Le goût est exquis.

Voilà du sirop savoureux pour l’été. Pour les apéritifs et les rafraichissements.

La comtesse de Carnavon ne faisait pas comme moi. Elle faisait macérer avec le sucre dès le premier jour.

Ses proportions : 20 têtes de fleurs de sureau pour 2 kilogrammes de sucre. Voir la recette sur son site en bas de page.

Sorbet de fleurs de sureau et figues

Après filtrage du Kéfir et mise en bouteilles, j’ai pesé les fleurs et les figues restant. J’ai mis le même poids de sucre. J’ai fait chauffer et après quelques tours de bouillons, j’ai laissé refroidir.

J’ai mis une nuit au frigo, le temps de préparer la cuve de la sorbetière au congélateur.

J’ai ajouté un yaourt à la grecque à la préparation.

J’ai mis en marche la sorbetière.

J’ai versé le mélange sirop et yaourt dans la cuve.

Turbinage 60 minutes

Mises en pot.

Congélation.

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https://www.ladycarnarvon.com/

Recette de sirop de sureau par Lady Carnavon

Gaelle Kermen,

Kerantorec 19 juin 2023

De l’autosuffisance en philosophie de vie

En sortant de ma fièvre covidienne le 4 mars 2020, j’ai eu de nombreuses visions d’un monde nouveau que j’ai mises en action dès que j’ai pu retrouver mes forces et je dirai que ces actions m’ont aidée à retrouver mes forces.

Il est temps que je livre mes témoignages. Voici mes réflexions matinales.

J’éprouve une immense satisfaction à me nourrir de mes produits. Certes, je n’ai pas tout ce que dont je pourrais disposer si je faisais mes courses comme tout le monde en magasin. Je n’ai plus de beurre en ce moment, et pour une Bretonne, c’est un manque culturel certain, mais je me suis satisfaite de graisse de canard du confit de Bruno depuis quelques jours et depuis hier soir je prends du saindoux. Je peux me passer des choses que je n’ai pas. Je pourrais aussi me dispenser du saindoux et passer à l’huile d’olive. Pour l’instant, je fais comme ça. Je m’adapte à la pénurie. Je compense avec d’autres bienfaits de mon terroir.

Hier, j’ai commencé à préparer les choux blancs, que j’ai récoltés au potager du verger. J’ai fait un coleslaw avec le premier chou et une carotte rapée. J’ai mis la fin dans un bocal en lactofermentation. J’ai quatre autres choux à préparer sous cette forme. Ma première choucroute préparée ainsi a été un vrai régal. Rien que le chou macéré avec du gros sel et de l’huile d’olive me suffirait.

Je me nourris et me soigne aussi avec les radis noirs. Je dois en faire du sirop qui complètera la cure de sirop de cynorhodons que je fais depuis quelques jours. Quand la gorge me gratte ou que je commence à tousser, j’ai désormais le réflexe de prendre une de mes préparations, soit de manger un gros morceau de radis noir qui dégage tout de suite les bronches, soit de prendre une cuillerée de sirop de cynorhodons qui adoucit la gorge. Quand mon rucher sera productif, le miel viendra compléter les soins.

De même, il y a longtemps que je n’achète plus de démaquillant du commerce, je me lave avec de la sève de bouleau et on m’a plusieurs fois complimentée pour mon joli teint. Une vraie revanche pour moi qui ai été dans ma jeunesse si complexée par mon acné.

Les temps politiques sont si incertains que je ne suis pas sûre d’être autorisée à aller faire mes courses si je persiste à ne pas me faire vaccinée. Je ne crois aucun des mensonges contradictoires de la doxa officielle et je ne vois aucune raison à me faire inoculer un poison mortifère alors que j’ai parfaitement dominé le coronavirus quand il m’a atteinte. Je dois donc être la plus autonome possible. Cela ne me pèse pas, je n’ai pas fini d’explorer mes talus bretons et leurs richesses.

Chaque matin, je m’émerveille de commencer ma journée avec mes bons produits, l’œuf frais de mon poulailler, le sirop de cynorrhodons de mes églantiers, le jus et la marmelade des pommes de mon verger. J’ai un sentiment d’abondance que je n’ai jamais connu de ma vie. Je me sens riche, non pas d’argent, mais de la nature qui m’entoure et me protège de ses bienfaits. Je rends grâce en permanence de cette harmonie. Cette gratitude est un gage de bonne santé et de joie de vivre.

Belle fin de semaine, prenez-soin de vous !

Gaelle
Kerantorec, le 3 décembre 2021